Après l’autobiographique et plutôt réussi La Main de Dieu, Paolo Sorrentino retombe avec Parthénope dans ses travers de sous-Fellini bouffi. Parthénope naît dans la mer comme la sirène emblème de Naples, le film retrace sa vie depuis les années 50, sans que rien de notable ne semble lui advenir. Le personnage n’est caractérisé que par sa beauté soulignée par les minauderies insupportables de Celesta – « Je Suis Trop Bonne » – Dalla Porta. En face l’intégralité de la distribution masculine (incluant son frère, ce qui va poser problème) rappelle le loup de Tex Avery.
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Cet érotisme de pacotille aguiche pour rien. Après un drame affreux – devinez ! – le film se traîne entre mafieux d’opérette et prêtre camorrisé. L’apparition du paquebot d’Amarcord est reconstituée avec un char de tifosi, tant qu’à faire. Gary Oldman en John Cheever se demande ce qu’il fait là, et Stefania Sandrelli n’a que cinq minutes pour émouvoir.
PARTHÉNOPE (2 h 17), de Paolo Sorrentino, avec Celesta Dalla Porta, Gary Oldman, Stefania Sandrelli, en salles le 12 mars.





