Une vulcanologue et son jeune assistant guadeloupéen décèlent une activité anormale de la Soufrière. Le préfet prend la décision d’évacuer des zones possiblement touchées en cas de réveil du volcan, mais la population ne l’entend pas de cette oreille. Le cinéma de Cyprien Vial a énormément mûri depuis son premier film, Bébé Tigre. Il a gagné en épaisseur et en complexité, comme on le voit aujourd’hui avec Magma.
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Rythmé et d’un intérêt soutenu, le film parvient à rendre compte des conséquences sociales et politiques d’une situation imprévisible, sans pratiquement aucune facilité, à l‘exception d’une fin un peu attendue. La Guadeloupe y apparaît comme une terre mystérieuse, vierge de représentation. L’interprétation est de qualité, et Marina Foïs y trouve l’un de ses meilleurs rôles. Un fil secret et inconscient semble rattacher le film à L’Âme sœur de Fredi Mürer démarré comme lui avec la découverte d’un animal mort, déterré par un binôme qui se perdra ensuite dans les hauteurs.
MAGMA (1 h 25), de Cyprien Vial, avec Marina Foïs, Théo Christine, Mathieu Demy, en salles le 19 mars.





