Paradoxe d’un cinéma français qui voudrait tenter des choses et explorer un domaine inédit, ici celui de la comédie de science-fiction, Un Monde merveilleux, qui se pense comme une réflexion satirique enlevée sur la robotisation de notre société, se heurte à l’impasse de son propre imaginaire frelaté. Il faut dire que l’argument – l’émancipation existentielle d’un robot, ici grâce à une quarantenaire dépressive en quête de sa fille – a été déjà considérablement traité par le cinéma de SF, de Terminator 2 en passant par Short Circuit et l’imparable Metropolis de Rin Taro.
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Dur pour le réalisateur de s’émanciper face à un terrain aussi balisé, surtout en évitant de poser les questions qui fâchent – le traitement du robot en EHPAD est finalement assez indolore – même si quelques scènes burlesques tirent leur épingle du jeu. Quant à Blanche Gardin, elle joue le rôle de… Blanche Gardin, confirmant qu’elle est moins une actrice qu’un personnage.
UN MONDE MERVEILLEUX (1 h 18), de Giulio Callegari, avec Blanche Gardin, Angélique Flaugère, Laly Mercier, en salles le 7 mai.





