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« Ingeborg Bachmann » de Margarethe Von Trotta : on baille sec

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Publié le

7 mai 2025

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« La réalisatrice se montre incapable de nous faire comprendre la nature de l’inspiration et du désordre qui semblent chahuter la raisonnablement belle Vicky Krieps. » Notre critique du film « Ingeborg Bachmann » de Margarethe Von Trotta.
© Ingeborg Bachman

Margarethe Von Trotta, muse de Rainer Fassbinder et de Volker Schlöndorff, est passée derrière la caméra depuis maintenant trente-cinq ans avec des résultats plus ou moins convaincants. On est plutôt dans le « moins » avec ce biografilm empesé de la poétesse autrichienne Ingeborg Bachmann où, non contente de nous servir des chromos dignes de Modes & Travaux, la réalisatrice se montre incapable de nous faire comprendre la nature de l’inspiration et du désordre qui semblent chahuter la raisonnablement belle Vicky Krieps (décidément abonnée aux rôles de femmes « historiques et casse-couilles »).

Lire aussi : « Les Linceuls » de David Cronenberg : l’exploit d’un vétéran

De sa relation avec l’écrivain suisse Max Frisch (Ronald Zehrfeld, cylindrique et inexpressif), on ne retiendra donc pas grand-chose si ce n’est que lui est jaloux et qu’elle préfère se faire dorloter par trois étalons égyptiens que de cuisiner à des Flammenküche à son très ennuyeux helvète.


INGEBORG BACHMAN (1 h 51), de Margarethe Von Trotta, avec Vicky Krieps, Ronald Zehrfeld, Tobias Resch, en salles le 7 mai.

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