Dans les montagnes tunisiennes, des terroristes islamistes tuent et décapitent un jeune berger avant d’en confier la tête à son cousin épargné de 14 ans, à charge qu’il la ramène à sa famille en guise d’avertissement. D’après une terrible histoire vraie, Les Enfants rouges de Lofti Achour veut beaucoup de trop choses à la fois : rendre compte sans s’appesantir de l’histoire récente de la Tunisie, documenter le mode de vie de populations quasiment livrées à elles-mêmes, et dresser le portrait d’un enfant traumatisé entre bouffées oniriques et insupportable réalité.
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Conséquemment, le film tangue un peu trop, ne trouvant jamais les justes durées et distances, comme si les différents angles s’annulaient les uns les autres. Les paysages pelés offrent un cadre sauvage de bon aloi, qui pourra rappeler le Gerry de Gus Van Sant. Le plus beau plan du film montre en équilibre sur une branche un sac de sport taché, baigné par les rayons du soleil qui semblent en diluer le sang et le communiquer à toute l’image.
LES ENFANTS ROUGES (1 h 38), de Lofti Achour, avec Ali Helali, Wided Dadebi, Yassine Samouni, en salles le 7 mai.





