Michel Piccoli, cet acteur immense, a mis cinquante ans pour réaliser son premier film, Alors voilà, en 1997 à 72 ans. Et voilà qu’à 34 ans, après cinq ans de carrière utile, Raphaël Quenard réalise le sien, avec son meilleur pote Hugo David, I love Peru, soit un making-of de sa propre vie avec ses proches, dont sa dulcinée, Anaïde, depuis ses débuts au cinéma. Cette obsession du filmage par ami interposé s’accommode du genre pénible de l’autofiction.
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Est-ce pour rire que Rafou choque par ses obscénités une attachée d’ambassade ou est-elle vraiment marrie ? Est-il pour de vrai un radin avec la grosse tête ? Et ce voyage à Lima parce qu’il a rêvé d’un condor et que son con d’or à lui, Anaïde, l’a quitté, une question de vie ou de mort ? À moins de 25 ans, on pourra trouver ça fun-débilos, mais au-dessus : NIET ! Un temps, Quenard a symbolisé le sang neuf dans le cinéma français, mais avec ce machin mal fichu, il n’est pas loin de figurer l’incarnation la plus repoussante du showbiz à la Canal.
I LOVE PERU (1h09), de Raphaël Quenard et Hugo David, avec Raphaël Quenard, Hugo David, Anaïde Rozan, en salles le 9 juillet.





