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« L’Accident de piano » de Quentin Dupieux : junkfood

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Publié le

2 juillet 2025

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« On se fout de tout et de tous et on aurait préféré qu’ils s’entretuent dès les dix premières minutes. » Critique du film « L’Accident de piano » de Quentin Dupieux.
© L'Accident de piano

On avait dit qu’on arrêtait mais on a craqué comme devant un MacDo filmique suintant la mauvaise graisse. On a vu L’Accident de piano, le nouveau Quentin Dupieux (et on aurait dû prendre la salade César). Une youtubeuse insensible à la douleur qui fait des vidéos où elle se mutile – un monstre – est convaincue par son assistant personnel – un minable – de donner sa première interview à une journaliste qui la fait chanter – une salope – parce qu’elle connaît un sale truc sur l’influenceuse. Le tout se terminera dans du gore France Bleu près de chez nous.

Lire aussi : « L’Accident de Piano » et « Reflet dans un diamant mort » : plaidoyer pour la fin du cinéma autophage

Depuis quelques films, Dupieux cultive difficilement une fibre de moraliste sous son épaisse couche de cynique « what the fuck ». La mort de l’empathie, ma bonne dame, quelle plaie ! Mais il en va de L’Accident comme de ses précédents efforts. On se fout de tout et de tous et on aurait préféré qu’ils s’entretuent dès les dix premières minutes. Seule Adèle Exarchopoulos, méconnaissable, retient l’attention dans une composition démente.


L’ACCIDENT DE PIANO (1h28), de Quentin Dupieux, avec Adèle Exarchopoulos, Jérôme Commandeur, Sandrine Kiberlain, en salles le 2 juillet.

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