Un couple de fêtards se prostitue pour vivre – mais sans génitalité (on est en 2025 quand même !) – lorsque le mari musicien se voit proposer la composition d’un hymne à la gloire de Tsahal. Frénétique et hurlard, Oui ressemble pendant trente minutes à une version ultime du récent The Palace de Polanski. Les deux heures suivantes, le film va tenter en pure perte d’exprimer le clivage de la société israélienne post-7 octobre en faisant de son personnage masculin le réceptacle de toutes ses contradictions.
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Mais comme le courage de Navad Lapid est une blague, les gimmicks – l’homme à tête de vidéo – et citations godardiennes – l’ouroboros sexuel de Sauve qui peut la vie – réduisent considérablement la voilure. Aucun Palestinien n’est représenté à l’écran, et sont énumérées à un moment les victimes des attaques du Hamas. On ne sent vraiment d’incarné que les névroses sexuelles : l’épouse a une tête de mort et le héros passe son temps à lécher et avaler des objets oblongs. Alors Oui ? Non merci.
OUI (2h30), de Navad Lapid, avec Ariel Bronz, Efrat Dor, Naama Preis, en salles le 17 septembre.





