En 2000, Michel Houellebecq tout juste auréolé du succès fulgurant et international des Particules élémentaires, collaborait avec le merveilleux Bertrand Burgalat pour mettre ses poèmes en musique et s’offrait même une tournée des plages françaises. Un an avant l’attentat des Tours jumelles, l’écrivain ironisait cruellement sur la destinée de l’homme occidental offrant encore son corps au soleil de l’utopie consumériste. La musique de Burgalat, rétro, psyché, parfois entraînante, conférait à l’ensemble un arrière-plan scintillant et dérisoire, comme une boule à facettes sous un ciel sans dieu. L’entreprise, pour surprenante qu’elle paraissait, s’avérait un projet convaincant et non pas le simple caprice décalé d’une diva des lettres. D’abord Houellebecq, avant de publier quoi que ce soit, avait débuté son œuvre en déclamant ses poèmes en public. Ensuite, il avait toujours hybridé culture pop, sciences et littérature, et cette nouvelle formule produisait également des réactions intéressantes. […]
Vous souhaitez lire la suite ?
Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !





