[vc_row][vc_column][vc_column_text css= ».vc_custom_1518376482333{margin-right: 25px !important;margin-left: 25px !important;} »]
Palm Springs, aux États-Unis, est la première ville du monde dont tout le conseil municipal est LGBT.
Trois gays, un transgenre et une bisexuelle. Avec l’élection, le 1er janvier 2018, de Lisa Middleton et de Christy Holstege, le conseil municipal de Palm Springs est « maintenant 100 % queer ! » Le résultat du vote est salué ainsi sur Twitter par une chaîne de télévision locale. 100 % d’un communautarisme organisé aux manettes, c’est pourtant ce que les minorités reprochent en général à ce qu’ils nomment « le patriarcat hétéro blanc ». Le conseil n’aurait pas été élu sur une base LGBT, assure Lisa Middleton, mais parce que son programme mettait en avant la sécurité ou la réfection des routes.
Palm Springs, 47 000 habitants, se situe en Californie. Elle est devenue un symbole du communautarisme LGBT. On achète de l’immobilier LGBT, et on vote LGBT. Un vote considéré comme le summum du progressisme. Déjà, en 2008, Libération soulignait, dans un article finement titré « Lesbienne party en Californie », que 30 % de la population de Palm Springs était LGBT. Une communauté en augmentation depuis, dont une grande partie composée de retraités. Sur le plan professionnel, du moins. À Palm Springs, on dénombre 10 % de couples mariés de même sexe. Notons que la ville, peu éloignée, à l’échelle des États-Unis, de Los Angeles ou de San Diego, est aussi réputée pour être appréciée des stars et producteurs de cinéma d’Hollywood.
LGBT aux États-Unis : un critère de compétence politique ?
Les États-Unis, si souvent dénigrés dans l’Hexagone, ont l’avantage de ne pas craindre d’appeler un chat un chat, et donc de pratiquer les statistiques ethniques et communautaires. La presse américaine, peu importe sa couleur politique, peut ainsi réfléchir sur le fait que nombre de villes du pays ont des maires LGBT, dont Seattle, Houston, Santa-Fe, Providence ou Salt Lake City. Elle constate aussi que la majorité des autres villes dirigées par des maires LGBT se situe sur la côte Est, dans la mégalopole qui s’étend de Boston à Washington en passant par New York, ce qui n’est pas sans lien avec la réalité politique actuelle du territoire américain. Cet espace est le cœur nucléaire du vote Clinton, et de la base électorale potentielle d’une Oprah Winfrey – si elle décidait d’affronter Trump en 2020, ce qui semblait la titiller début janvier, lors des Golden Globes. Un vrai progrès politique serait alors de renommer le bâtiment présidentiel comme la Maison Noire, et si besoin la Maison LGBT Noire.
Lire aussi : Transgenres express
L’information au sujet de Palm Springs, dont le maire, Robert Moon, est démocrate, a d’abord été donnée par NBC news, média qui ne saurait être accusé de trumpisme aigu, avant d’être répercutée par Breitbart. Les deux médias rapportent des propos de Christy Holstege : « Je pense vraiment que Trump est le pire retour en arrière concernant le progrès social que nous ayons vécu depuis 20 ans, mais nous allons continuer à nous battre et à réaliser des progrès », indiquant combien le communautarisme est un combat contre la pensée conservatrice. Pourtant, Robert Moon le dit: « Être gay n’a rien à voir avec notre politique. » Mais alors, pourquoi un conseil sans hétéros ? On s’y perd un peu.
Il peut paraître étrange qu’une orientation sexuelle soit un critère de désignation d’un responsable politique. Un risque de dérive n’existe pas, si l’on considère qu’orientations sexuelles, couleurs de peau ou genres sont des gages de compétences ? Le mâle blanc hétéro ne paraît pas en odeur de sainteté politique sous le soleil de Palm Springs : rien de discriminatoire ? Durant la récente campagne, il a pourtant été vertement reproché à l’une des récentes élues d’être bi, autrement dit de coucher avec son bonhomme de mari…
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]





