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Les campagnes médiatiques visant l’Église s’enchaînent à une cadence de plus en plus resserrée. Mais la violence de ces attaques reposant sur des faits malheureusement avérés ne doit pas occulter le principal sujet: sous le masque de la pédophilie, c’est bien l’homosexualité qui est en cause.
La pédophilie souille le manteau de l’Église. Pas une semaine sans que l’on apprenne une nouvelle affaire, remontant souvent aux années 70, que la hiérarchie ecclésiastique aurait cherché à étouffer afin d’éviter le scandale. Après l’Australie, le Chili et les États-Unis, c’est maintenant le tour de l’Allemagne, où un rapport révèle que 1 670 clercs ont abusé de 3 677 enfants entre 1946 et 2014, sans que la hiérarchie ait pris les mesures appropriées contre les criminels. L’indignation est légitime tant ces comportements contreviennent à l’Évangile : « Celui qui scandalisera un seul de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on lui pendît au cou une meule de moulin et qu’on le jetât au fond de la mer » (Mt, XVIII, 6).
Mais, en rester là serait peut-être oublier l’essentiel. On devrait prêter plus d’attention aux propos tenus par Mgr Vigano, nonce émérite aux États-Unis, quand il accuse l’Église d’être otage des réseaux homosexuels qui existent au sein de sa hiérarchie et agissent, telle une mafia, en couvrant les crimes commis par certains d’entre eux. Le même Mgr Vigano affirme que « 80 % des abus constatés ont été commis contre des jeunes adultes par des homosexuels en situation d’autorité sur leurs victimes ».
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C’est aussi la conclusion du rapport John Jay, issu d’une enquête mandatée par la conférence des évêques catholiques américains et publiée en 2004, selon laquelle plus de 80 % des victimes des abus sexuels de la part du clergé seraient des adolescents mâles, et non des enfants. D’ailleurs, dans une déclaration lue au Conseil des droits de l’homme de l’ONU le 22 septembre 2009 par Mgr Maria Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations unies, il est précisé que les agressions sexuelles commises par les clercs relèvent plus de « l’éphébophilie » que de la pédophilie, s’agissant d’une attirance pour des jeunes hommes déjà physiquement adultes.
Dès lors, qualifier de pédophilie ces scandales d’un côté, et encenser l’homosexualité de l’autre, comme le font beaucoup de médias, relève de la plus grande hypocrisie. D’un point de vue moral, la majorité sexuelle légale des victimes importe peu ; c’est la même logique qui est à l’œuvre quand un clerc agresse sexuellement un jeune de 16 ou de 19 ans.
L’acte, la personne et l’Église
Il est donc temps « d’éradiquer les réseaux homosexuels présents dans l’Église », selon la formule de Mgr Vigano. Or, ce n’est visiblement pas l’orientation prise actuellement, qui engendre beaucoup de confusions. Le Souverain Pontife a en effet nommé l’an dernier comme consultant au service de la communication du Saint-Siège, le jésuite américain James Martin. Celui-ci s’est fait connaître pour la publication d’un ouvrage intitulé « Bâtir un pont. L’Église et la communauté LGBT » (Éd. du Cerf, 2018). Amalgamant de manière malhonnête le respect légitime dû à chaque personne et la reconnaissance officielle du lobby gay dans l’Église, il appelle aujourd’hui à modifier le Catéchisme de l’Église catholique pour que l’acte homosexuel ne soit plus qualifié d’« intrinsèquement désordonné » mais considéré uniquement comme « ordonné différemment ». C’est au même père James Martin que l’Église a demandé de prendre la parole sur l’accueil des personnes homosexuelles dans l’Église, lors de la IXe rencontre mondiale des familles en Irlande, en août dernier.
On ne pourra sortir par le haut d’une telle confusion que si l’on rétablit clairement la distinction entre personne et actes, qui est au fondement de la pensée chrétienne. Accueillir les personnes quelle que soit leur orientation sexuelle, bien sûr! Reconnaître une communauté fondée sur un comportement intrinsèquement désordonné, jamais!
Quant aux actes odieux qui ternissent le visage de l’Église, ils ne devraient plus permettre à ceux qui les ont perpétrés, d’exercer une responsabilité officielle dans l’Église. C’est une question de crédibilité ! En politique, un ministre est amené à démissionner quand il fait l’objet d’un scandale sexuel ou financier, car sa charge l’oblige à une certaine forme d’exemplarité. Combien plus pour un clerc !
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