[vc_row][vc_column][vc_column_text css= ».vc_custom_1559638470377{margin-right: 25px !important;margin-left: 25px !important;} »]
Thibaut de la Tocnaye est un homme politique français. Enseignant, ingénieur et ayant combattu sur tous les continents lors des dernières décennies, son engagement l’a conduit ensuite au Front National, devenu Rassemblement National, où il milite toujours aujourd’hui. Portrait d’un infatigable combattant de la France.
Son nom est encore murmuré dans les pays où des peuples rebelles ont combattu l’envahisseur islamiste ou communiste. Du Liban au Laos, en passant par le Nicaragua ou la Croatie, Thibaut a rendu à l’engagement français auprès des opprimés ses lettres de noblesse. Thibaut de La Tocnaye est un fer breton et patriote français jusqu’à la moelle. Il a le regard espiègle, souligné par d’épais sourcils noirs. Son odyssée commence au début des années 80 au Liban, où il est bombardé professeur de mathématiques au titre du Service national au titre de la coopération.
Israël venait d’envahir le sud du pays, pour luter contre les incursions de l’Organisation de libération de la Palestine qui y était implantée. Au milieu du chaos, il rencontre Béchir Gémayel, fondateur de la milice chrétienne des Forces libanaises et président de la République assassiné quelques mois plus tard.
Thibaut a rendu à l’engagement français auprès des opprimés ses lettres de noblesse.
À Beyrouth, il enseignait le matin au Grand Lycée franco-libanais avant d’aller rejoindre ses camarades combattants dans le fief chrétien d’Achrafeh. Avec une humilité touchante et en clignant des yeux, Thibaut de La Tocnaye nous confie : « Je ne suis pas téméraire. Je n’avais pas prévu de me battre. C’est venu naturellement ». Même si leur engagement militaire n’a pas eu un grand impact stratégique, le symbole de volontaires français combattant pour le Liban a contribué à remobiliser la jeunesse chrétienne locale tentée par l’exil.
Une énergie ontologique, une amitié ancienne, fille d’un passé commun et d’un combat partagé contre les hégémonies musulmanes autour de la terre sainte. Son goût pour les aventures dangereuses et sa foi catholique ardente, poussent Thibaut à s’engager ensuite en Croatie, au Laos et ailleurs : son besoin de se battre pour une cause juste était trop frustré en métropole « car la France post-mai 68 est décevante et nos causes difficiles à défendre ».
Au combat militaire succède une série d’engagements plus civils, notamment dans Chrétienté-Solidarité fondé par Bernard Antony, et dont il fut le vice-président en charge des relations avec les chrétiens dans le monde. Il retourne souvent au Liban avec des aides humanitaires pour les Forces libanaises et des congrégations catholiques. Les souvenirs s’accumulant, la relation de Thibaut avec le pays du cèdre a pris une dimension romantique, si bien qu’il y achète une demeure puis y organise ses fiançailles en 2018. L’itinéraire du jeune Thibaut est vertigineux, kaléidoscopique. Quand il ne joue pas du fusil d’assaut, il caresse un clavier.
Lire aussi : Place de l’église
Pianiste de talent et féru de musique dix-neuvième même s’il se qualifie de « pauvre amateur », il apprécie plus que tout jouer du César Franck qui contribua « au renouveau de la musique française ». Plus globalement c’est l’école romantique et post-romantique qui produit la bande originale de ses rêves : Brahms, mais aussi Fauré, Saint-Saëns et Vincent d’Indy. Il conjugue sa passion musicale à la philosophie dont il s’entiche très tôt. Thibaut crée un cercle où il développe et partage son intérêt pour la métaphysique. Une passion du cerveau droit que son cerveau gauche aura bien du mal à mettre en œuvre : « Je suis un piètre philosophe. Je ne suis pas un grand littéraire et je ne me suis pas donné la chance de l’être. J’aime le pragmatisme et ça m’horripile qu’il faille lire pendant trente ans pour arriver à une vérité ».
Lire aussi : Italie du sud : le compagnon de Marion Maréchal élu
Pour ce disciple de la philosophie aristotélicienne et grand admirateur de Gustave Thibon le concret doit primer sur tous les ergotages savants. Il décroche une licence en science économique et poursuit ses études à Centrale Lyon puis HEC, avant de travailler dans le nucléaire. C’est dans cet esprit de pragmatisme que Thibaut de La Tocnaye devient conseiller municipal puis régional dans le Sud au sein du Front national. Dans son dernier livre paru en mars 2019, il dissèque rationnellement les causes du malaise français et du statu quo qui engourdit l’Hexagone.
Il faut faire sauter cinq verrous pour ce dirigeant et fondateur de plusieurs entreprises industrielles et high-tech. Ces verrous se répartissent en deux catégories : blocages structurels et blocages qualifiés de lames de fond ou mouvements tectoniques. La désindustrialisation, la désertification rurale, le capitalisme perverti, le manque de représentativité professionnelle et les frontières-passoires… Pour Thibaut de La Tocnaye, une panacée pour endiguer ces dérives insidieuses : le choix souverainiste.
Maya Khadra
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]





