Pourquoi et comment comptez-vous créer une équipe de foot patriote ?
Le foot est le sport le plus suivi. Or, les enquêtes d’opinion le démontrent, il y a le désir dans la population d’un autre foot qui respecte certaines valeurs oubliées. L’image de ce sport est aujourd’hui trop liée à l’argent ou à la violence – et aux problèmes de société que cela implique.
En ce qui nous concerne, nous voulons défendre d’autres valeurs pour attirer un autre public, et ça passera notamment par le « made in France ». Ainsi, nous présenterons la semaine prochaine le nouveau maillot du club entièrement fabriqué en France, par une marque de Perpignan nommée « Le maillot français ». Ainsi, nous participions à la relocation de fabricants d’équipements. Ça passera aussi par la défense de certaines valeurs, par exemple la protection animale que l’on met en avant via un partenariat avec « Rendez-vous en terre animale » qui élève des loups – ce qui fait de la louve notre mascotte. Dans quelques semaines, nous permettrons enfin à tout un chacun de devenir membre de l’association, afin de créer un sentiment d’appartenance à une communauté de valeurs.
L’objectif est donc d’avoir un club pro patriote, un club qui défend de nobles valeurs comme le made in France, la protection animale, l’écologie, la courtoisie, le respect et plein d’autres choses. Toutes ces valeurs qui sont malheureusement bien trop souvent oubliées dans le foot.
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Quelle est votre ambition sportive avec cette équipe ?
Nous sommes actuellement en Régional 1 et nous avons l’opportunité de monter en National 3. Ce n’est pas facile car ce sont des divisions où presque tous les joueurs reçoivent des petites indemnités. Il en va de même pour les éducateurs. Moi-même, j’ai dû mettre pas mal d’argent. On essaye de trouver des partenaires qui adhèrent à notre image et qui voudront défendre les mêmes valeurs pour arriver au plus haut niveau avec ce club. Sportivement, ça se passe bien et on espère que ça va continuer. Il nous faut gagner les trois prochains matchs, et ensuite on se projettera sur les futures saisons. Les résultats sportifs détermineront la dynamique du projet.
Le sport et la politique font-il bon ménage ?
Ce n’est pas de la politique, je tiens à le dire. Je suis effectivement engagé politiquement mais je ne suis pas venu ici pour faire de la politique. Je défends des idées au sens noble du terme, de la même manière que n’importe qui pourrait le faire dans une entreprise ou dans une association. C’est pourquoi j’essaye d’être pionnier dans pas mal de choses, et que l’on communique surtout sur le fait que nous sommes le premier club de foot « made in France ». Cette originalité nous permet de nous développer mais pour moi ce sont des idées – que j’assume totalement d’ailleurs – pas de la politique. Au club, il y a des membres qui ont des idées politiques différentes. Notre gardien, un professionnel qui est sur sa fin de carrière, est par exemple adjoint au maire Les Républicains de la mairie d’Orléans. L’étiquette politique n’interfère jamais et je n’en parle jamais. Je défends simplement des convictions qui me sont chères, dont le retour de la fabrication française.
Vous essayez donc de vous réapproprier le foot avec une image plus française et plus élégante.
Tout à fait. Je parle de patriotisme, mais pour moi, le foot est aujourd’hui orphelin. Beaucoup de gens disent aimer le foot et le suivent, mais déplorent le foot actuel. La concurrence financière régit tout et même dans nos divisions, il y a eu une inflation de 40 % en moins de dix ans sur les indemnités de joueurs. Cela crée un vrai problème pour beaucoup de clubs qui sont en difficulté financière. Nous voulons développer un club qui ne soit pas juste l’image d’une ville ou une image dirigée par une entreprise, mais qui puisse défendre de belles valeurs.





