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Enquête – LGBT, au commencement était HES

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Publié le

6 mars 2020

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L’idéologie LGBT est adossée à un réseau associatif et institutionnel d’une densité exceptionnelle. Dans cette profusion de structures extrêmement touffue, presque toutes procèdent d’une seule association : « Homosexualités et socialisme ».

 

 

 

La discrète association Homosexualités et socialisme (HES) connaît une longévité remarquable. Elle a été fondée en 1983, en compagnie de Michel Teychenné (co-concepteur du PACS avec Denis Quinqueton et Gérard Bach-Ignasse) par Jean-Paul Pouliquen : celui-ci a ensuite rejoint l’entourage de Jean-Pierre Chevènement. Symbolique : toujours près du pouvoir, mais jamais trop proche non plus. Dans un milieu obsédé par la radicalité la plus absolue, où tout écart de conduite idéologique signe un arrêt de mort sociale, il va patiemment faire avancer sa cause. Il était « haï par les associations gays » selon les mots de Caroline Fourest dans Libération en 2000. Considéré par un traître et traité en paria par le milieu LGBT, parce qu’il ne demandait pas le mariage et l’adoption, mais demandait un compromis avec le Pacs. In fine, c’est lui qui va réussir à faire avancer réellement la législation, avec sa politique des petits pas. Personne ne lui a jamais demandé pardon. Mais personne n’a jamais oublié la leçon. La séquence amorcée en 2013 est magistrale : mariage gay, théorie du genre, adoption, PMA, GPA. Marche après marche.

Puis Stéphane Martinet (1993-1997, désormais recasé au ministère de la culture), François Vauglin (1997-2002, affectueusement surnommé « monsieur X » par ses collègues, pour sa (courte) carrière dans le porno gay, aujourd’hui maire du XIe arrondissement de Paris), Franck Daloz (2002), Alexandre Carelle (2002-2007), Gilles Bon-Maury (2007 à 2012), Denis Quinqueton (2012 à 2018, actuellement co-directeur de l’Observatoire LGBT+ de la Fondation Jean Jaurès) et Lennie Nicollet (depuis 2018).

Le président qui lui a succédé en 1993 s’appelle Philippe Ducloux, adjoint au maire du XIe arrondissement de Paris. Puis Stéphane Martinet (1993-1997, désormais recasé au ministère de la culture), François Vauglin (1997-2002, affectueusement surnommé « monsieur X » par ses collègues, pour sa (courte) carrière dans le porno gay, aujourd’hui maire du XIe arrondissement de Paris), Franck Daloz (2002), Alexandre Carelle (2002-2007), Gilles Bon-Maury (2007 à 2012), Denis Quinqueton (2012 à 2018, actuellement co-directeur de l’Observatoire LGBT+ de la Fondation Jean Jaurès) et Lennie Nicollet (depuis 2018).

Tous les anciens présidents d’Homosexualités et socialisme sont aujourd’hui recasés dans la fonction publique, la haute finance ou l’associatif militant. On vous laisse juges.

C’est sous la présidence de Gilles Bon-Maury que le réseau LGBT récolte les fruits de trois décennies de lobbying. Celui-ci est l’apparatchik rose bonbon dans toute sa splendeur : études en sciences politiques, militantisme rémunéré dans des associations sous perfusion d’argent public, intégration d’un cabinet en qualité de « conseiller » (en l’occurrence au droit des femmes chez Najat Vallaud-Belkacem), puis fonctionnariat dans une instance obscure. En l’espèce, Gilles Bon-Maury est secrétaire permanent de la Plateforme RSE, « plateforme nationale d’actions globales pour la responsabilité sociétale des entreprises, instance de concertation multi parties prenantes placée auprès du Premier ministre ». Organisme issu de France stratégie, où il a travaillé à partir de 2015. Tous les anciens présidents d’Homosexualités et socialisme sont aujourd’hui recasés dans la fonction publique, la haute finance ou l’associatif militant. On vous laisse juges.

 

Lire aussi : Dossier LGBT – Enquête : La guerre des roses

 

Selon un militant LGBT, HES est la matrice de ces associations : « C’est elle qui fait ressortir les personnalités autorisées à s’y exprimer ». Cette organisation a toujours participé aux grands événements du PS (université d’été, congrès) et en est même devenue un organisme associé (à l’instar des Jeunes socialistes) de 2015 à 2019. Ses présidents quittent régulièrement leur poste pour entrer dans l’équipe de campagne du candidat PS à l’élection présidentielle, comme ce fut le cas pour Gilles Bon-Maury avec François Hollande en 2012 ou pour Denis Quinqueton avec Benoît Hamon en 2017.

Les militants de ce think tank ont infiltré les cabinets ministériels, les fondations d’entreprises d’où ils font signer chartes éthiques et arrosent de subsides le tissu militant. Par exemple, Alexandre Carelle travaille à BNP Paribas, en qualité de Responsable mécénat culturel et animation réseau.

Homosexualités et socialisme est incontournable, parce que c’est là que furent formés et mis en orbite des profils qui ont institutionnalisé la lutte. Cette association est désormais membre de l’Inter-LGBT et de la section « Europe » de l’International Lesbian & Gay Association (ILGA-Europe). Les militants de ce think tank ont infiltré les cabinets ministériels, les fondations d’entreprises d’où ils font signer chartes éthiques et arrosent de subsides le tissu militant. Par exemple, Alexandre Carelle travaille à BNP Paribas, en qualité de Responsable mécénat culturel et animation réseau. Autrement dit, commissaire politique progressiste. BNP Paribas a signé en 2012 la charte d’engagement LBGT, et a été nommée « troisième entreprise gay-friendly du monde » par la Workplace Pride d’Amsterdam.

Le front progressiste dur à LREM, constitué de Laurence Vanceunebrock Mialon, Aurélien Tach é, Matthieu Orphelin, Guillaume Chiche, et qui a des perméabilités avec l’extrême gauche, est la concrétisation de l’esprit Homosexualités et socialisme.

Aujourd’hui, la majorité LREM est constituée de primo-députés ignares et suivistes intellectuellement, cornaqués par des anciens du PS formés à la culture Homosexualités et socialisme. La victoire de Macron est celle des quarantenaires de l’entourage de Dominique Strauss-Kahn, vaincus en 2011 et qui se sont vengés du PS ancien monde, avec pour tête de file Stanislas Guérini. Le front progressiste dur à LREM, constitué de Laurence Vanceunebrock Mialon, Aurélien Taché, Matthieu Orphelin, Guillaume Chiche, et qui a des perméabilités avec l’extrême gauche, est la concrétisation de l’esprit Homosexualités et socialisme.

 

 

Louis Lecomte

 

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