Directeur de l’Institut Constant de Lausanne, Léonard Burnand pouvait paraître mal placé pour écrire une bio de Constant, partialité oblige Mais justement, objecte-t-il : c’est dans ses contradictions, ses errements et ses défauts que l’auteur d’Adolphe est le plus intéressant, aucune raison de tomber dans l’hagiographie.
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De fait, son Constant est un beau travail précis, informé (avec des archives inédites), fluide et rigoureux, qui rassemble toutes les facettes de la vie de Benjamin – politique, sentimentale, académique, littéraire – en s’arrêtant sur les côtés cartoonesques du personnage (démon du jeu, comportement aberrant en amour, etc.). Agréable à lire pour les profanes, plein de renseignements et de renvois bibliographiques pour les spécialistes, ce livre intéressera tous les publics et constituera une référence dans la riche bibliothèque des études sur le héraut tourmenté du libéralisme à la française.

Perrin, 350 p., 23 €





