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« Berlinguer, la grande ambition » : nostalgie rouge

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Publié le

8 octobre 2025

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« Décent mais un peu terne, le film échappe à la niaiserie sénile de Moretti ou à l’onirisme de Bellocchio en se réfugiant dans la nostalgie. » Critique du film « Berlinguer, la grande ambition » d’Andrea Segre.
© La Grande Ambition

Mal connu chez nous, le secrétaire général du PC italien Enrico Berlinguer était un homme pragmatique et révéré (à sa mort en 1984, un million d’Italiens suivirent son cortège funèbre.) Le biopic d’Andrea Segre, sous-titré La Grande Ambition, en a un peu moins avec sa reconstitution discrète grignotée par un abus d’archives réelles ou recréées.

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De 1975 à sa mort, on suit ses efforts pour tenter d’accéder au pouvoir tout en se détachant de la tutelle de Moscou. Décent mais un peu terne, le film échappe à la niaiserie sénile de Moretti ou à l’onirisme de Bellocchio en se réfugiant dans la nostalgie. L’écriture discrète ose parfois un symbole un peu visible (le billet retrouvé dans un livre de Rosa Luxemburg). L’interprétation remarquable d’Elio Germano assure un intérêt à peu près constant.


BERLINGUER, LA GRANDE AMBITION (2h02), d’Andrea Segre, avec Elio Germano, Stefano Abbati, Francesco Acquaroli, en salles le 8 octobre.

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