Un possible tortionnaire du régime iranien est reconnu par l’une de ses victimes qui le kidnappe et en appelle à ses compagnons d’infortune pour l’identifier formellement, et plus si affinités. Un Simple accident rappelle la cruelle saillie de Chabrol : « tout est truqué à Cannes ». Palme d’or politique a priori, voilà du Jafar Panahi à son pire.
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Hystérique et sur-scénarisé, le film clopine jusqu’à un terme prévisible (un film palmé peut-il cautionner le charcutage sadique et l’exécution d’un méchant ? Vous avez 1h42). Quelques notations prises sur le vif n’empêchent pas la lourdeur du pensum, d’autant que le volume sonore délivré par les acteurs semble contractuellement fixé au-dessus de 80 décibels. Le seul kidnapping est celui du spectateur censé se passionner pour cet humanisme fléché de festival.
UN SIMPLE ACCIDENT (1h42), de Jafar Panahi, avec Vahid Mobasseri, Maryam Afshari, Ebrahim Azizi, en salles le 1er octobre.





