Dans une station balnéaire sinistrée, une ado métisse traîne entre son frère délinquant vengeur et son père sympa et immature. Elle regarde les mouettes et sent ses premières règles arriver. Sa mère, ses demi-sœurs et leur chien sont maltraités par un blaireau toxique, heureusement, un inconnu surgit qui va remettre de l’ordre dans tout ça, ouf?! Bird illustre à son corps défendant les impasses du style sensoriel d’Andrea Arnold qui avait fait merveille dans American Honey.
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Depuis Cow, sa biographie d’une génisse, la réalisatrice court après un point de vue non-anthropocentré avec pour résultats une narration et un montage invertébrés. Le sujet, pourtant existant – les grossesses non désirées chez les très jeunes prolétaires – disparaît derrière un panthéisme fumeux qui culmine avec la métamorphose d’un personnage en oiseau – rapace à tendance Zorro – comme dans le désolant Bird people de Pascale Ferran. On préfère ne pas penser au titre du film s’il s’était changé en morpion…
BIRD (1 h 58), d’Andrea Arnold, avec Barry Keoghan, Franz Rogowksi, Nykiya Adams, en salles le 1er janvier.





