[vc_row][vc_column][vc_column_text css= ».vc_custom_1581514875219{margin-right: 25px !important;margin-left: 25px !important;} »]
S’il y a un truc qui me donnerait envie d’envahir le Luxembourg c’est bien quand un bourgeois se prend pour un prolo, un laborieux ! Un artisan du bâtiment. Pour quelqu’un de normal. De sain ! Pas un notaire par exemple. Ni un mec de France Inter…
Parce qu’un jour, ça a été pour moi une station spatiale sur le coin de la gueule que d’apprendre qu’IL en était aussi ! Joe Strummer ! Joe Strummer est un gosse de diplomate ! Arrggghhh ! C’est sûr que Simonon (Paul, pas Georges avec un e) peut casser sa basse sur « London Calling », si papa Strummer sortait le chéquier derrière.
Un gauchiste c’est quelqu’un qui a un problème avec son père médecin, obligé ! Point ! Je n’ai jamais rencontré un gauchiste sur un chantier par exemple…
En fait, quand tu regardes bien, ils en sont tous ! Tous ! Ah, les bondieux de petits fumiers ! Caroline de Haas, Clémentine Autain, Renaud, Karl Marx ! Toute la bande à Baader, Julien Coupat, Nicolas Demorand, Joffrin ! Même Cabu ! Et Plénel. La Butler, pareil ! La Beauvoir ! La Foucault ! J’en ai le fer à souder qui me chatouille, bondieu. Tous des enfants de bourgeois et tous des gauchistes ! Que ça ! D’ailleurs, ça va avec ! Un gauchiste c’est quelqu’un qui a un problème avec son père médecin, obligé ! Point ! Je n’ai jamais rencontré un gauchiste sur un chantier par exemple… ou alors c’était à la réunion préliminaire et c’était parce qu’on lui installait sa piscine.
Et puis tout ça rentre tranquillou chez soi, après le dernier joint, pour pioncer au chaud dans un immeuble à digicode. Et pas avenue Général Crado ! Un gauchiste, ça a ses exigences.
À un moment de ma vie, j’ai fait le tour des squatts les plus rock n’roll d’Europe. De Glasgow à Zagreb : bah, les gauchistes en fait généralement ce ne sont pas ceux qui vivent dedans. Non, non… Les gauchistes ce sont les types qui arrivent à 16 heures du matin, qui montent bien le bourricot à tous les paumés qu’on entasse dans le bazar, et ça y va le moulin à conseils : « Faut noter les plaques des bagnoles qui passent… faudra bien résister jusqu’au dernier en cas d’attaque des flics ou des fôchôs ». Et puis tout ça rentre tranquillou chez soi, après le dernier joint, pour pioncer au chaud dans un immeuble à digicode. Et pas avenue Général Crado ! Un gauchiste, ça a ses exigences.
Lire aussi : Le Lys noir : « Notre but est de détruire la République française »
En fait c’est simple, une bonne et sainte démocratie inclurait une stricte séparation socio-politique. Un apartheid de classe?! Un rejeton de cardiologue aurait interdiction d’entrer à France Inter par exemple. Interdiction d’ouvrir sa gueule. Interdiction d’acheter le canard de Lutte Ouvrière. D’écrire la moindre ligne sur un quelconque sujet social ou sociétal. Rien ! Même dans Mieux vivre votre argent hebdo !
Relisez L’Enfance d’un chef de Sartre ! Il en a des malheurs le petit Lucien avec son peupa industriel.
Parce que ce n’est une chape qui pèse sur le débat hexagonal en fait. Ni une chape de plomb, ni une chape flottante, non c’est une tenture. Une tenture de pergola des vacances à Marrakech ! La voilà, notre croix ! Cette scrofulance de gosses de bourgeois empustulés de leurs petites névroses. Relisez L’Enfance d’un chef de Sartre ! Il en a des malheurs le petit Lucien avec son peupa industriel. Calque du Joseph Mancy, le « nouvel amoureux de mâman » après la mort du père Sartre. Mancy le beau-père polytechnicien dégueulé par Popol toute sa vie. La voilà la base de sa grande œuvre.
Et les néo-féministes, donc ! Qui est derrière le mâle blanc « cisgenre » occidental d’après vous ? Papa. Encore papa ! Toujours papa ! Papa qui n’a pas voulu signer une pétition pour le Chiapas en 92 quand je la lui ai présentée « dans notre maison du Lubéron »
Eh oui, on en est là?! Toute la vie occidentale est suspendue à tous les petits malheurs d’enfance, les caprices, les petites révoltes anti-papa de cette bourgeoisie gauchiste. De son mépris de classe envers les gens normaux. Le peuple de base. De sa fascination pour le blouson (de cuir) noir quand il s’agissait de la Foucault. De la djellabah et des babouches pour les actuels. Et les néo-féministes, donc ! Qui est derrière le mâle blanc « cisgenre » occidental d’après vous ? Papa. Encore papa ! Toujours papa ! Papa qui n’a pas voulu signer une pétition pour le Chiapas en 92 quand je la lui ai présentée « dans notre maison du Lubéron ».
Nous, la classe laborieuse, nous admirons nos pères et nous voulons leur ressembler. Parler leur langue. Adopter leur classe et leur autorité. Cette sale petite bourgeoisie de gauche, elle, déteste « papa ». Le ragoule dans chaque édito de Libé… mais n’aspire finalement qu’à vivre comme lui.
Maël Pellan
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]





