Ce nouveau long-métrage du génial Damien Chazelle (Whiplash, La la land) suit les destins croisés de plusieurs personnalités du cinéma qui sont tour à tour starifiées puis broyées par l’Hollywood délirant des années 20. Habitué aux projets ambitieux, Chazelle passe encore un cap avec Babylon, conçu à la fois comme une fresque totalisante de la Mecque du cinéma durant les années folles et une véritable déclaration d’amour au cinéma.
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Le rythme effréné, le foisonnement de personnages, de figurants, de fêtes, de musiques, de situations, tout cela respire une générosité intarissable, qui frôle parfois la démesure. Le réalisateur avait trop de choses à dire, trop d’idées, trop d’histoires à raconter, et parfois on s’y perd, et la clarté du récit s’en trouve affectée. Mais enfin, quel critique sain d’esprit reprocherait à un créateur un excès de passion pour son sujet ? Si la vie finit toujours en désastre, ce n’est pas grave, nous console- t-il, car nous la transcenderons par la beauté immortelle de l’art. Et nous pleurons.
Babylon (3h15), de Damien Chazelle, avec Brad Pitt, Margot Robbie, Tobey Maguire, en salles le 18 janvier





