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[Cinéma] Bowling Saturne : Jocaste Hitchcock

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Publié le

27 octobre 2022

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S’attaquant à la masculinité toxique, Patricia Mazuy se montre peu avare en chair fraîche, celle de son fils. Repoussant.
bowling saturne

Après Paul Sanchez est revenu, désolante comédie à la Guiraudie inspirée de l’affaire Dupont de Ligonnès, Patricia Mazuy ose la tragédie en toc sous la forme d’un remake inconscient de Psychose avec frères ennemis. Scindé en deux parties, Bowling Saturne change de point de vue après un combiné coït + meurtre, en lieu et place du massacre de Janet Leigh. Seul moment à palpiter dans ce qui est pour le reste un long téléfilm blafard, cette scène pose des problèmes sans fin.

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Bâtard sans le sou comme Marion Crane aux abois, le héros y devient un serial-killer, à la fois Norman Bates et sa mère embaumée (ici un père chasseur dont l’appartement est un musée de trophées et qui le possède post-mortem). Mazuy n’a rien trouvé de mieux que d’engager son propre fils, Achille Reggiani, qu’elle filme nu s’escrimant sur sa victime défoncée à coups de poing. Cette douteuse sollicitude aux airs d’inceste par procuration ne suffira même pas à relever ce faux-Moll demi-sel, genre La Nuit du 13.


Bowling Saturne de Patricia Mazuy avec Arieh Worthalter, Achille Reggiani, Y Lan Lucas, en salles le 26 octobre

https://www.youtube.com/watch?v=sbMpoppBMhE&ab_channel=Allocin%C3%A9%7CBandesAnnonces

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