Dans la Rome des années 1970, alors que sa famille se déchire à cause d’un père violent et adultère, la jeune Adriana, mal à l’aise dans son corps naissant de femme, se rêve en garçon. Sa rencontre amoureuse avec une jeune fille de son âge, Sara, l’aide à affirmer sa nouvelle identité. Dès janvier, on tient sans doute le film le plus frustrant de l’année. Le réalisateur italien Imanuel Crialese sait construire des personnages riches, des enjeux poignants, disséminer des instants de grâce pure dans son œuvre, il sait même tenir une caméra et exploiter la beauté sans fond du littoral du Latium en montrant une très belle gestion de la lumière.
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Mais de tout ce matériau, il ne fait rien : aucune intrigue, aucune progression, aucune résolution. Ce film est une longue scène d’exposition, souvent magistrale, mais qui faute de projet en est réduite à une longue et finalement rébarbative répétition. La misandrie sans imagination que Crialese utilise pour faire croire qu’il a des idées n’est pas non plus à la hauteur de son talent poétique.
L’Immensita (1h37), d’Emanuele Crialese, avec Penélope Cruz, Vincenzo Amato, Luana Giuliani, en salles le 11 janvier





