Un hétéro en couple qui se cherche et travaille « à FNAC Saint-Lazare » (sans le « la », pour ne surtout pas mégenrer l’enseigne, au cas où elle s’identifierait avec un zgeg) tombe amoureux d’une drag-queen qui prépare un concours international avec ses potes déglingos : crush/rupture/crash, voilà le programme de Trois nuits par semaine, avant un rebond glorieux où tout ce petit monde obtiendra ce qu’il cherche. On ne se souvient pas d’avoir vu autant de clichés bébêtes sur un écran depuis au moins deux mois.
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Les personnages non pas écrits mais fléchés font boire la tasse aux acteurs (RIP Hafsia Herzi…), et le vin de messe LGBT, sévèrement coupé au château-la-pompe, donne à somnoler comme devant un Ducastel et Martineau. Pur produit FEMIS, Florent Gouëlou lorgne vers le prêchi-prêcha hollywoodien avec pincée de genre, moins l’efficacité. Seul Romain Eck, surprenant, rappelle un peu que le drag, c’est aussi Leigh Bowery et Paris is Burning, soit la négation de cette eau de rose niaise.
Trois Nuits par semaine (1h43) de Florent Gouëlou, avec Pablo Pauly, Romain Eck, Hafsia Herzi, en salles le 9 novembre





