La loi « de lutte contre le séparatisme » que porte Gérald Darmanin, et qu’il tente d’expliquer ici, est pleine de bonnes intentions : création d’associations cultuelles pour les musulmans, contrôle des financements étrangers et des associations détenues par un islam agressif… Cependant, ces ajustements, bien tardifs maintenant que l’islamisme s’est répandu dans tous les coins de l’hexagone, sont minés par les atermoiements d’un ministre de l’Intérieur dont la main tremble devant l’islam.
On nous parle ainsi de « l’omniprésence » de l’islamisme, tout en répétant que ça ne concerne que peu de musulmans, avant de redire un peu plus loin que « les repères (et les discours) islamistes s’imposent à tous ». On se demande alors pourquoi et comment. La lâcheté qui troue ce texte en fait disparaître le premier mouvement courageux.
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Enfin, Darmanin incrimine « l’absence de politique d’intégration forte et la faiblesse de l’école républicaine ». Alors pratiquons enfin une politique d’assimilation, jumelée avec une politique de rémigration pour les récalcitrants, et créons une école forte. Les mêmes qui prêchent les « valeurs républicaines et occidentales » soutiennent parfois l’enseignement de l’inverse. Et c’est sur les établissements hors contrat, parmi les derniers à pratiquer un enseignement de réel amour de la France, que le foudre de Jupiter va s’abattre. Non seulement la République gouverne mal, mais elle se défend mal.

L’Observatoire, 100p., 10€





