Skip to content

De la division internationale du travail à la métropolisation, la fin des illusions

Par

Publié le

17 avril 2020

Partage

[vc_row][vc_column][vc_column_text css= ».vc_custom_1587056932624{margin-right: 25px !important;margin-left: 25px !important;} »]

L’évangile du néo-libéralisme selon Alain Minc vient de s’effondrer. En deux semaines! En faisant des milliers de victimes physiques et en éradiquant le mythe de la croissance sans fin. Pire que 10 000 murs de Berlin pour le communisme. Il faudrait tout de même, par charité chrétienne, que L’Incorrect envoie une boîte de mouchoirs au siège de LREM (en ayant pris bien soin de tousser dessus comme des gorets) car c’est tout l’univers mental de la winneuse nation qui vient de se prendre le mur du réel dans le brushing. À la vitesse d’un go fast.

 

 

 

La mondialisation est morte. Pas besoin d’expliquer pourquoi. Mais les scrofuleux rejetons de la mondialisation ont eux aussi été écrasés dans le choc. La division internationale du travail, par exemple, kaput! Alors pour ceux qui n’ont pas suivi la désindustrialisation de ces dernières décennies, la division internationale du travail c’est, schématiquement, le concept que les petits chinetoques vont tout fabriquer dans des usines à l’ancienne, genre Régie Renault et que nous les occidentaux nous allons progressivement nous transformer en nations de développeurs, de consultants et de graphistes. Par exemple, les fameux masques FFP2 sont conçus en Europe mais fabriqués en Chine. Donc, avec la crise actuelle, le tour de force est d’arriver à prendre son ordinateur pour se coller la charte graphique du FFP2 sur la gueule.

Pas de stock, ça coûte cher un entrepôt! Alors… bah… on attend. Comme des cons! Sur les quais de Saint-Nazaire ou du Havre, les toussotants sur leurs brancards, à guetter les bateaux chargés de conteneurs qui, tel Jean IV arrivant à Saint-Malo pour reconquérir l’indépendance de la Bretagne, vont nous apporter la prochaine cargaison de masques, de gels et de respirateurs.

Et la trouvaille du flux tendu ? Morte elle aussi! Parce que si nous n’avons aucune réserve de masque, c’est que le mot « réserve » est devenu lui-même un mot pornographique pour l’économie néo-libérale. Tout le système moderne est basé sur le concept du flux permanent. Pas de stock, ça coûte cher un entrepôt! Alors… bah… on attend. Comme des cons! Sur les quais de Saint-Nazaire ou du Havre, les toussotants sur leurs brancards, à guetter les bateaux chargés de conteneurs qui, tel Jean IV arrivant à Saint-Malo pour reconquérir l’indépendance de la Bretagne, vont nous apporter la prochaine cargaison de masques, de gels et de respirateurs.

 

Lire aussi : ILS FERONT CROIRE QUE TOUT CHANGE POUR QUE RIEN NE CHANGE

 

Et puis toute cette usine à gaz néo-libérale était basée sur le sans-frontiérisme et l’échange maximal. Maintenant elle en est où la société de l’échange ? Le moindre livreur de pizza fait trois pas de plus qu’on lui colle un fusil sous le nez! Et que ça te cadenasse tout ce qui peut ressembler à un muret ou une frontière. C’est redevenu à la mode la frontière ! Bientôt on aura tous la coupe de Kim Jong-Un! Finie la société ouverte, terminé l’échange maximum! Fini le marché de l’Union Européenne jusqu’en Mongolie extérieure. C’est la Corée du Nord qui avait raison! Jacques Attali avait sa patrie dans les aéroports, il est où maintenant Attali ? Confiné dans sa valise ?

Le Grand Paris c’est la peste noire en autopartage. Avant d’aller faire les malins à Paris, les Occitans, les Corses et les Bretons vont peut-être un peu plus réfléchir maintenant. Finalement Plumaugat c’est tout aussi « village romantique » que Montmartre.

Et puis dernière victime du virus du réel est la métropolisation. J’avais prédit la future « fuite des villes » dans un article précédent, je ne pensais pas que le bon Dieu me donnerait ce statut de prophète aussi vite. Saint Maël! Parce qu’ils arrivent la merde au cul tous ces urbains qui croyaient avoir les deux pieds dans l’histoire en vivant dans ces villes grouillantes et jacassantes. Les villes sont des nids à virus, camarade ! Aujourd’hui c’est le corona, demain ce sera une autre variole diarrhéique. Le Grand Paris c’est la peste noire en autopartage. Avant d’aller faire les malins à Paris, les Occitans, les Corses et les Bretons vont peut-être un peu plus réfléchir maintenant. Finalement Plumaugat c’est tout aussi « village romantique » que Montmartre.

 

Et attendez, demain c’est le concept même de démocratie qui va arriver au pied de l’échafaud.

 

 

Maël Pellan

 [/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest