Unique guillotiné français après un attentat raté pendant la guerre d’Algérie, le militant PCF Fernand Iveton se devait d’inspirer un biografilm de gauche tartouille. Parti la fleur au fusil pour faire son Affaire de femmes – l’un des chefs-d’œuvre de Chabrol – Hélier Cisterne se retrouve avec l’équivalent du Sang des autres – son pire film – soit la Résistance en stuc transposée à Alger en 1956.
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Réalisé avec le bienveillant soutien du gouvernement FLN qui musèle son peuple depuis plus qu’il n’en faut, De nos frères blessés relègue les Algériens à la périphérie, figurants de leur propre histoire, pour se concentrer sur la romance sans intérêt entre Iveton et sa belle. Si Vincent Lacoste s’en tire à peu près, Vicky Krieps, figée dans ses tics, semble se réveiller d’une demi-cuite avant chaque plan. La fraternité a bon dos, celui des fellaghas, et la fin à la De sang-froid tombe comme un cheveu dans la corbeille. Y a bon les blancs, ce méchant titre de Ferreri, aurait mieux convenu.
De nos frères blessés (1h35), de Hélier Cisterne, avec Vincent Lacoste, Vicky Krieps, Jules Langlade, en salles le 23 mars.





