Doit-on sauver les black bloc ?

@DR

Pour Benoît Labre, les Black Blocs s’inscrivent dans le grande tradition du chahut et de la révolte estudiantine. À l’inverse, Marc Le Blévenec les considère comme des proto-terroristes bourgeois sans visée politique dont les actions détournent l’attention des vrais enjeux sociaux. Oui, il faut sauver les black bloc, par Benoît Labre Tout le monde parle du « black bloc », dans la presse d’opinion notamment, le plus souvent en pleine ignorance de cause. Le « bloc noir » est ainsi le « miroir noir » de nos contemporains, qui projettent leurs hantises sur lui, fantasmes ou sarcasmes, le plus souvent incohérents mais ô combien révélateurs. Dis-moi ce que tu hais, je te dirai qui tu es… Avec de tels attaquants, les « casseurs de vitrines » n’ont pas besoin de défenseurs. Il ne s’agirait donc pas ici de « défendre » le « cortège de tête », qui sait très bien se défendre tout seul, mais seulement de faire une très brève histoire des « black blocs ». Rien de tel que la vérité nue – ou même en capuche – pour dégonfler les délires de ceux qui parlent pour ne rien dire. Comme, dernière mode à droite hors-les-murs, traiter ces « activistes » de « bourgeois » petits ou grands, ce qui ne veut strictement rien dire, et est même autant risible que ridicule dans des journaux droitistes prônant la sainte alliance de la bourgeoisie et des classes populaires. C’est, comme on dit, l’hôpital (Necker) qui se fout de la charité. Lire aussi : Guillaume Faye, onde de choc Mais revenons à nos moutons (noirs)… Le premier « Schwarzer Block » naît en 1980 à Berlin Ouest dans les mouvances anarchistes « autonomes » pour défendre contre les « forces de l’ordre » les « squats » et autres lieux autogérés menacés d’expulsion.
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