Afin de bien débuter son second quinquennat, Emmanuel Macron a décidé de réellement s’investir dans l’écologie, on sent bien que c’est une cause qui lui tient à cœur. C’est pour cela qu’il a nommé Amélie de Montchalin comme ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires et Agnès Pannier-Runacher comme ministre de la Transition énergétique. Ce duo a pour objectif selon Emmanuel Macron de « faire de la France la première grande nation à sortir du pétrole, du gaz et du charbon » et de mettre en place une « planification écologique éditoriale » dans les domaines des transports ou dans celui de la rénovation des logements.
Cette nouvelle a eu le mérite de satisfaire les fervents serviteurs de l’idéologie macroniste qui se réjouissent d’une certaine continuité dans la politique qui a été mise en place pendant 5 ans. En effet Agnès Pannier-Runacher, soutien de La République En Marche de la première heure, a été saluée par les industriels du nucléaire car elle est favorable à cette énergie : selon certains, elle va même participer à la réindustrialisation du pays. Sublime, on y croirait presque. Les deux ministres sont d’autre part attendus par les adeptes des énergies renouvelables et notamment par Jean-Louis Bal, président du syndicat des énergies renouvelables: « il faudra veiller à ce que ces deux ministères collaborent, et quelles relations ils auront avec le ministère de l’Economie ». Amélie de Montchalin, quant à elle, se dit contre l’écologie politique et donc, celle d’Europe Ecologie Les Verts. Alors qu’elle était interrogée au sujet de la convention citoyenne qui a donné une loi Climat et résilience ainsi que 149 propositions qui n’ont pas du tout été appliquées lors du premier quinquennat Macron, notre nouvelle ministre de la Transition écologique se dit investie et prête à tout mettre en œuvre pour appliquer ces propositions et ainsi entamer la transition écologique en aidant les Français les plus modestes.
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C’est du côté des écologistes que la nouvelle a un peu plus de mal à passer. En effet, le simple fait qu’Emmanuel Macron ait été condamné deux fois pour inaction climatique met le moindre de ses choix pour le climat en cause. Le fait que les deux ministres soient adeptes de la politique macroniste est donc suspect par définition. En plus de cela, le parcours de ces mesdames n’est pas assez vert pour les écologistes qui voient venir « un quinquennat de déceptions sur la pollution ». Ils attendent donc désespérément une potentielle victoire de la NUPES pour « engager la transition écologique ».
Malgré tout, cela est révélateur des doutes qui planent autour de la façon de gouverner d’Emmanuel Macron. A droite comme à gauche, le verdict est sans appel : le premier quinquennat de Macron était très mauvais et le second ne vend pas du rêve. Chaque camp a ses raisons de douter du président réélu et, dans ce cas précis, la gauche accuse le Président d’avoir été inactif au niveau de l’écologie. Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé, il n’a eu de cesse de faire de beaux discours pour faire croire qu’il était écologiquement vertueux. Mais malgré tout cela, son bilan reste, comme pour les autres sujets, extrêmement discutable. Il s’est même fait épingler par la jeune militante suédoise Greta Thunberg !
Le simple fait qu’Emmanuel Macron ait été condamné deux fois pour inaction climatique met le moindre de ses choix pour le climat en cause.
Emmanuel Macron est, il faut le reconnaître, imprévisible. Ses choix de ministres laissent relativement perplexe l’entièreté de la sphère politique. Ses alternances entre gauche et droite ainsi que ses fausses promesses qui donnent au final quasi-systématiquement une politique médiocre qui exaspère. Cependant, c’est ici que réside l’entièreté de la stratégie macroniste : il s’agit de donner du crédit à un camp puis à l’autre afin de rester dans ce gris et ainsi provoquer la division. La droite accuse Macron d’être de gauche et la gauche l’accuse d’être de droite. Le nouveau gouvernement d’Emmanuel Macron ne donne pas spécialement de perspectives d’avenir. Comme en 2017, on nous promet une France plus propre, plus sociale, plus agréable à vivre alors jusqu’ici, c’est tout l’inverse qui s’est produit. Il y a donc fort à parier que rien n’évoluera et ce même si madame de Montchalin et madame Pannier-Runacher se disent motivées à prendre les choses en main.





