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Écriture inclusive : les débuts d’une contre-attaque ?

Après des années de laxisme sur la question de l’écriture inclusive, une réaction semble enfin s’amorcer parmi la classe politique française. De quoi enrayer le phénomène ?

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© Capture d'écran Mairie de Paris

Elle a d’abord été l’invention de quelques marginaux dans les milieux associatifs et universitaires militants, précurseurs en cela de la cancel culture. Raillée par la majorité silencieuse, qui n’a pas cru à la force politique du phénomène, elle s’est ensuite généralisée à quelques cercles d’initiés de plus en plus visibles. Depuis, l’écriture inclusive, dite aussi langage épicène, s’est étendue progressivement mais sûrement dans l’administration et dans les hautes écoles françaises, au point de prendre la place du français dans les communications officielles.

Certes, une circulaire du 21 novembre 2017 a interdit son utilisation dans les textes réglementaires. Gardienne de la langue, l’Académie française avait dénoncé en 2017 tout à la fois la complexité et l’illisibilité, les menaces pour l’apprentissage des jeunes et pour les promesses de la francophonie. Les immortels n’avaient pas hésité à parler de « péril mortel » pour la langue française « dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures ».

Les maires de gauche imposent l’écriture inclusive

Des recommandations qui ne freinent pourtant pas les élus de gauche progressiste, loin s’en faut. Ainsi, sur le site de la mairie de Paris et à la demande du maire Anne Hidalgo, les fonctions sont rédigées en écriture inclusive. La municipalité Les Verts de Lyon a décidé d’aller encore plus loin : toutes ses communications sont en écriture inclusive. Le maire socialiste de Périgueux Delphine Labails a même fait rédiger le règlement de sa mairie en écriture inclusive, décision que l’opposant Patrice Reboul (PRG) a attaqué devant le tribunal administratif au motif de l’article 2 de la Constitution : « La langue de la République est le français ». [...]

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