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Henri Guaino : « La droite meurt de sa superficialité » 2/2

Henri Guaino a été la plume de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 et son conseiller spécial à l’Élysée. De 2012 à 2017, il a été député des Yvelines. Depuis trente ans, il a incarné au RPR, à l’UMP et aux Républicains la continuité de la tradition gaulliste, souvent dans l’adversité. Il est l’auteur de nombreux ouvrages et publie cet automne De Gaulle, le nom de tout ce qui nous manque (Le Rocher). Partie 2/2.

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© Benjamin de Diesbach pour L'Incorrect

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À l’heure actuelle, au regard de la politique de défense de l’État, de la souveraineté et de l’unité nationales qu’il prône, qu’est-ce qui vous empêcherait de dire que le RN est un parti gaulliste ? Marine Le Pen se réclame elle-même souvent du gaullisme.

Je ne réponds jamais à ce genre de question. Je ne distribue pas des brevets de gaullisme. Je constate que la famille politique qui était historiquement enracinée dans le courant qui a toujours maintenu la France envers et contre tous et qui le continuait depuis 1940 a disparu, pour l’instant, sur l’échiquier politique et j’observe l’évolution des discours des uns et des autres. J’ai écrit ce qu’était pour moi le gaullisme. À chacun de dire ce qu’il est et ce qu’il veut et aux Français de juger ce qui leur paraît crédible.

Au fond, la plus grande erreur de De Gaulle n’a-t-elle pas été de créer un rôle de monarque républicain trop grand pour ses successeurs et qui les écraserait ?

Il faut tordre le cou à cette chimère. Certes, le rôle de monarque républicain est extrêmement exigeant. En inaugurant la fonction, le général De Gaulle a placé la barre très haute, ce qui a rendu la comparaison difficile à assumer pour ses successeurs. Disons qu’il n’y a pas de place dans les institutions de la Ve République pour un président normal qui méconnaît la très lourde charge symbolique qui pèse sur cette fonction. Pour paraphraser De Gaulle, pour être chef de l’État, il faut être un chef et il faut qu’il y ait un État.

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