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Fabo et Fabette à la plage

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Publié le

30 juillet 2019

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Car le Fabo travaille dur toute l’année pour reprendre la France des griffes soixantehuitardes, il s’octroie en bon Français, un repos estival bien mérité. Mais se prélasser sur la plage nécessite néanmoins un accoutrement digne de son rang. Un pour le fabo, un pour la fabette. Chacun le sien dans sa valise aussi rangée que genrée.

 

 

L’accoutrement du fabo 

 

@Lincorrect

Bob Ricard, souvenir du passage de la caravane du Tour de France à Saint-Matré en 1996. Pratique car protège toujours aussi bien du soleil. Super pratique car fait hurler Belle-Maman depuis plus de 10 ans.

Lunettes en écailles, verres polarisés. Si elles peuvent affronter les glaciers, elles devraient suffire pour Dinan en juillet…

Chemise en denim. Petit achat rock lors de vacances à New-York en 2005, elle est malheureusement revenue à la mode depuis. Du coup, elle n’est à porter qu’à la plage afin de pouvoir continuer à ne pas être comme tout le monde.

Short « cargo », récupéré dans la malle de Grand-Père qui, d’après la légende familiale aurait fait les Aurès avec. L’étiquette Decathlon fait peser de sérieux doutes sur cette belle histoire mais peu importe. Ses larges poches sont pratiques pour trimballer le nécessaire du fabo à la plage.

Bouée Pyjamask/ Reine des Neiges/Peppa Pig (cochez votre héros favori). Seule concession à l’air du temps, si Maguelonne, 4 ans, veut survivre à l’après-midi plage, il faudra qu’elle endure le ridicule de porter ça autour de la taille. Seul problème : elle semble vraiment apprécier.

Authentiques espadrilles basques. Dans l’absolu, elles auraient dû être achetées chez Pariès à Saint-Jean de Luz, et avoir été cousues en basque par des vieilles basques aveugles au pays basque. Mais c’était trop cher, du coup, elles viennent du Super U du coin, et c’est très bien.

 

 

Lire aussi : L’été du fabo

 

 

L’accoutrement de la fabette 

 

@Lincorrect

Capeline en paille retrouvée au grenier. D’après les photos, Maman la portait déjà en 1987 sur la plage de la Turballe. Incontournable pour que tout le monde comprenne à 10 km qu’on souhaite rester incognito.

Lunettes vintages oversized achetée par tante Suzanne à Londres en 1973 lors de sa période « hippie ». Cocasse quand on voit la Versaillaise groupie de Bellamy qu’elle est devenue. Longtemps portées comme déguisement lors des soirées d’été, elles sont maintenant chaussées au premier degré.

Fume-cigarette en ivoire, provenance douteuse. Le fantasque oncle Philibert aurait ramené ça d’Indo, et quand on sait les milieux interlopes qu’il aurait fréquentés à Saïgon, on préfère ne pas en savoir plus. Mais bien pratique quand même.

Maillot de bain Eres collection 2019. 450 €. Fabette a dû casser le PEL mais elle le valait bien.

Jupe longue à motifs floraux. Origine improbable. Impeccable pour se changer sur la plage.

Santiags en cuir de taureau puceau, cousues par le dernier artisan bottier de Camargue. Un peu plus lourd que des tongs sur la plage, mais au moins le sable ne rentre pas dedans.

Romée de Saint-Céran

 

 

 

 

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