On le sait, les biografilms sont rarement dignes d’intérêt, toujours hagiographiques et ampoulés. Malgré ses tentatives désespérées pour rompre avec cette malédiction, ce Franz K. est probablement le pire traitement possible qu’on pouvait faire d’une vie de Kafka, en réduisant le romancier tchèque à une sorte de figure lunaire, vaguement autiste, qui plonge par hallucinations successives dans sa propre muséification.
Lire aussi : 13 novembre : attentat kitsch sur la télévision française
Une idée probablement bonne sur le papier – un auteur confronté à des visions funestes de son propre mémorial – mais qui s’écroule ici dans une reconstitution pénible. Non seulement on n’apprend presque rien sur Kafka ni sur son époque, mais en plus on en ressort en colère à cause d’un acteur principal insupportable et d’une réalisatrice qui ne comprend visiblement rien à ce qu’elle raconte.
FRANZ K. (2H07) d’Agnieszka Holland, avec Idan Weiss, Peter Kurth, Carol Schule, en salles le 19 novembre.





