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Georges Károlyi : « les Hongrois, qui sont des gens fiers, n’admettent pas que certains prétendent leur apprendre aujourd’hui ce que sont les « valeurs européennes » »

Le comte Georges Károlyi est ambassadeur de Hongrie en France depuis 2015. Arrivé enfant à Paris en 1948 lorsque son pays bascule dans le bloc soviétique, il fait toute sa carrière dans notre pays, tout en montant en Hongrie la Fondation Joseph Károlyi, du nom de son grand-père qui assista l’empereur Charles Ier d’Autriche – également roi de Hongrie sous le nom de Charles IV – dans ses derniers instants d’exil à Madère en 1922 et s’occupa de l’éducation hongroise des enfants royaux en Espagne (1924-1926). Il revient pour nous sur la figure de son grand-père dont il vient de publier les mémoires aux éditions Lacurne et évoque également la vocation européenne de la Hongrie. Propos recueillis par Benoit Dumoulin.

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© Benjamin de Diesbach pour L’Incorrect
Monsieur l'Ambassadeur, vous appartenez à l’illustre famille Károlyi qui a donné de nombreux grands serviteurs de l’État à la Hongrie. Malheureusement, l’histoire officielle a surtout retenu votre grand-oncle Mihály Károlyi, le « comte rouge » qui fut l’éphémère président de la République Hongroise en 1919 après avoir détrôné les Habsbourg en 1918 et avant d’être lui-même balayé par la révolution bolchevique de Béla Kun. Alors que son demi-frère, le comte József Károlyi (1884-1934), votre grand-père, est une figure bien plus attachante, par sa fidélité dynastique aux Habsbourg et son conservatisme politique qui le place dans la lignée des grands catholiques sociaux. Pouvez-vous nous brosser son portrait et nous expliquer pourquoi vous avez voulu ainsi le mettre en avant ? À l’étranger, le nom de mon grand-oncle Mihály était connu parce qu’il a été, même si c’est pour peu de temps, Premier ministre et président de la République. Mais même à une époque où « tout changeait », le label de « comte rouge » était loin de rendre justice à l’image de ma famille. C’est pour cette raison que j’ai souhaité rétablir l’équilibre en faisant sortir de l’oubli la personnalité de mon grand-père, dont les qualités humaines – dont je n’ai pu qu’entendre parler, ne l’ayant pas connu – m’avaient fortement impressionné. [...]
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