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Globe, canard « câblé » de la génération Mitterrand

Globe, le journal de la "gauche caviar" semblait avoir prêté allégeance à Mitterrand et avait bien évidemment la droite dans le viseur. Manque de pot, il n'a pas survécu à la crise socialiste.

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© DR

Déclinaison tricolore de Vanity Fair, Globe mérite sans conteste l’étiquette de magazine le plus mitterrandien de son temps. Fondé en novembre 1985 par Georges-Marc Benamou avec l’aide de Pierre Bergé, il incarne à merveille – par sa superficialité mêlée de profondeur et son goût du glamour chic – la quintessence de ce que l’on a appelé la gauche caviar. Dans le sillage de l’antiracisme qui émerge à cette époque, Globe identifie assez vite un totem à abattre : la droite. En effet, alors que la cohabitation rebat les cartes de la politique française dès 1986, le titre se lance dans une bataille féroce contre « l’ordre moral ».

Dans le sillage de l’antiracisme qui émerge à cette époque, Globe identifie assez vite un totem à abattre : la droite

À grand renfort de tribunes au ton volontiers inquisiteur et signées – entre autres – par l’inénarrable Bernard-Henri Levy, le mensuel préféré des « chébrans » des années 80 profite de son statut de journal d’opposition pour défendre bec et ongles la figure du chef d’État socialiste. En témoignent leurs unes mémorables, comme autant de déclarations d’amour à Tonton (« Ne nous quitte pas », en décembre 1987)[...]

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