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Grenoble : « Universités, quartiers ; l’islamo-gauchisme est devenu majoritaire et dangereux »

Des professeurs de l’Institut d’Études Politiques (IEP) de Grenoble ont refusé d’associer l’islamophobie au racisme et à l’antisémitisme. Une rigueur scientifique qui leur a valu d’être accusés « d’extrémisme de droite et d’islamophobie ». Professeurs complaisants et étudiants militants ont émis une « fatwa » contre eux, avec l’aide des associations d’extrême gauche. Amaury Pelloux-Gervais, responsable de l’UNI Grenoble, dénonce cette situation. Entretien.

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Que s’est-il donc passé à l’IEP de Grenoble ? Qu’ont fait ces professeurs ?

Les professeurs sont moins accusés pour leurs propos, que par idéologie. Les propos qu’ils ont tenus sont parfaitement soutenables. Ils ont fait une critique de l’Islam qui rentre tout à fait dans le champ d’exercice du professeur-chercheur, en l’occurrence en ce qui les concerne, spécialisés dans les religions et le racisme. Ils ont simplement voulu ne pas mettre au même niveau l’islamophobie avec l’antisémitisme — qui a fait des millions de morts — et le racisme. Ils ont rappelé que l’islamophobie n’est que la critique d’une religion. C’est tout à fait légal. Et le blasphème n’est pas un délit en France, nous avons le droit de critiquer les religions. C’est pourtant ce qui leur est officiellement reproché. 

Mais pour nous, l’affaire remonte à plusieurs années. Nous avons des captures d’écran de 2017 où des étudiants de l’UNEF Grenoble faisaient un appel à témoignages sur des groupes Facebook de l’IEP contre monsieur Tournier, un de ces professeurs. Ces militants recherchaient des témoignages de propos racistes, sexistes ou islamophobes. Ils n’en ont finalement eu aucun. Cela montre bien qu’on ne reproche pas des propos particuliers à ces professeurs. On leur reproche de ne pas être dans le carcan idéologique de l’extrême-gauche, du décolonialisme, de l’intersectionnalisme, etc. L’extrême-gauche veut être dans un entre-soi et exclure tous les professeurs qui ne pensent pas comme elle. On l’avait déjà vu à Lyon avec un professeur de médecine harcelé. On l’a vu dans de nombreuses universités. Là, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. [...]

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