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Guillaume Bigot, Général de gauche

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Publié le

6 janvier 2020

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Directeur général de l’IPAG Business School, Guillaume Bigot a une pléthore d’autres couleurs flamboyantes à sa palette. Commentateur à l’esprit critique aiguisé sur les plateaux télés, défenseur de la France et auteur prolifique, ex-conseiller de Pasqua et Chevènement, le cœur de son engagement a toujours battu au rythme du souverainisme français.

 

 

Plume qui décape et pensée qui déstabilise souvent par la finesse qu’elle infuse dans les essais comme sur les plateaux télés, Guillaume Bigot est une figure incontournable du monde intellectuel et politique. Qui en plus sort la culture de ses carcans étriqués. Viscéralement fidèle à la devise d’Athènes, « courage et culture », il se bat avec panache contre les serfs intellectuels et politiques. Il a grandi dans le 93, banlieue populaire où les crispations identitaires champignonnent et sont légion. C’est ainsi qu’il jouit d’une immunité native contre la démagogie irrespectueuse de l’instinct populaire que louait Michelet, et contre le communautarisme érigé aux dépens de la cohésion sociale française.

En 2000, il publie chez Flammarion, Les Sept scénarios de l’Apocalypse, annonçant le foudroyant conflit à venir entre Al Qaida et les États-Unis. S’ensuit, en 2001, toujours chez Flammarion, Le Zombie et le fanatique, prévoyant l’intervention destructrice des États-Unis en Irak qui offrira au Djihad islamique un formidable appel d’air – une aubaine pour les obscurantistes !

Auteur à succès, dans ses nombreux ouvrages – souvent prémonitoires – il prévoit les défis qui exposent l’Occident et la France, d’une manière plus particulière, à tous les vents périlleux. En 2000, il publie chez Flammarion, Les Sept scénarios de l’Apocalypse, annonçant le foudroyant conflit à venir entre Al Qaida et les États-Unis. S’ensuit, en 2001, toujours chez Flammarion, Le Zombie et le fanatique, prévoyant l’intervention destructrice des États-Unis en Irak qui offrira au Djihad islamique un formidable appel d’air – une aubaine pour les obscurantistes ! Et dix ans avant les événements sanglants du Bataclan, en 2005, il disséquait au scalpel dans Le Jour où la France tremblera – co-écrit avec Stéphane Bertholet (ex-officier de la DST en charge de la traque des réseaux islamistes) – les vrais risques pour l’Hexagone formant la toile de fond d’une éventuelle guerre civile. Pour lui, islam modéré et radical ne sont que les dégradés d’un même phénomène culturel irrédentiste. Dans son appréhension du « pas d’amalgame », slogan irréfutable après les événements de 2015, il martèle : « Qui, en France, a-t-il la volonté de stigmatiser l’islam ? La confusion opérée, ce mantra infrangible, n’est que la feuille de vigne dédouanant une religion que personne n’accuse de mal jusqu’alors en France. Combien de manifestants appelant au meurtre des musulmans dénombre-t-on sur le territoire français ? » À quoi sert donc l’appel au « pas d’amalgame pavlovien ? »

Fidèle à ses amitiés, c’est lui qui a conseillé à Yann Moix d’aller achez BHL après les révélations de son antisémitisme passé. Grand ami de Laurent Alexandre, il brandit, à ses côtés, l’épée contre Greta Thunberg. Et ce n’est pas par hasard qu’il a fustigé l’hypocrisie du mouvement « Balance ton porc ».

Il porte en sus un regard critique sur la mondialisation effrénée qui a amuï les voix contestataires dans la classe élitiste, tamponné les démarcations souverainistes des frontières et pavé la voie à toutes les conséquences délétères, comme : replis identitaires et violences en série cristallisées dans l’islamisme, « forme de patriotisme de substitution ». Véritable Cassandre douée du flair ontologique du danger, il est membre du comité Orwell aux côtés de Natacha Polony, Jean-Michel Quatrepoint, Franck Dedieu et Alexandre Devecchio. Le panache « bigotien » extirpe son détenteur de tous les schémas obtus des positionnements idéologiques : il est autant applaudi dans les milieux de droite que dans les rangs de la gauche souverainiste dont il est issu. Fidèle à ses amitiés, c’est lui qui a conseillé à Yann Moix d’aller achez BHL après les révélations de son antisémitisme passé. Grand ami de Laurent Alexandre, il brandit, à ses côtés, l’épée contre Greta Thunberg. Et ce n’est pas par hasard qu’il a fustigé l’hypocrisie du mouvement « Balance ton porc ». Libre jusqu’à la moelle, il devient directeur de l’IPAG Business School en 2008, après une engueulade avec Pasqua et avec l’appui indéfectible des étudiants de Léonard de Vinci qui se mettent en grève. Ce promontoire académique a donné à Guillaume Bigot le goût de l’entreprenariat culturel. C’est ainsi qu’en novembre dernier, il lance l’Académie Cicéron avec l’ancien conseiller de François Hollande, Aquilino Morelle.

Il se définit comme de gauche, sauf en matière d’esprit de finesse « funeste » commercialisé par certains « gauchistes ».

Éclectique et créatif, écorché vif et passionné des grands repères culturels, ce « selfmade-man » qui a grandi dans une cité de la Porte de Bagnolet et affectionne aussi bien rap, funk et soul, prête allégeance à James Brown, « son Dieu », puis découvre sur le tard la musique classique et romantique : Ravel, Chausson, Poulenc, Fauré et Debussy et se passionne pour Wagner, Brahms, Mahler, Tchaïkovski, Mahler et Stravinsky. Inconditionnel de Hugo et de Chateaubriand, c’est un lecteur attentif de La Bruyère, Boileau, Racine et Corneille. Il se définit comme de gauche, sauf en matière d’esprit de finesse « funeste » commercialisé par certains « gauchistes ». Car si la physique et la médecine progressent, le progrès en sciences humaines ne saurait être qu’escroquerie. « Il y a plus de profondeur dans une page des Essais ou de La République que dans 30 volumes de sociologie contemporaine ».

 

Maya Khadra

 

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