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Homosexualité et transsexualité : pourtour et entre-soi

Erigées par la sphère politico-médiatique en symbole de l’ouverture, l’homosexualité et la transsexualité symbolisent bien plutôt le refus de l’autre au profit d’une contemplation égocentrique de soi.

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© L'Incotidien

La question de l’homosexualité – et plus encore celle de la trans-sexualité – pose en réalité celle de l’altérité. Dans un monde qui a été remplacé peu à peu par son auto-contemplation factieuse (le nombril du monde remplaçant le monde, Muray), la réalité de l’Autre est constamment remise en question, soumise à l’opprobre d’un « je » qui se veut désormais univers, une grande soupe tautologique dans laquelle les autres ne seraient que des ombres portées du « moi » tout puissant, d’une volonté de vivre désormais restreinte à la seule instance du jouir et du désirer, c’est-à-dire à la transmutation infecte du « je » en « ego ». Dans cette impossibilité à distinguer les deux – qui sont pourtant radicalement opposés – se tiennent précisément l’homosexualité et la transsexualité, entendus non pas comme des inclinaisons de l’âme ou de la chair mais bien comme des réactions à cette dissolution du je dans l’ego, réactions en chaîne qui traduisent nolens volens la nécessité d’euthanasier dans sa propre chair l’idée de l’autre, de figer l’altérité, de la faire culminer en soi, donc à la fétichiser une bonne fois pour toutes afin de l’anéantir, de la rendre caduque et inopérante.

Je éteint l’Autre

Cette anesthésie de l’autre en soi, cette ventriloquie du désir par l’ego, c’est la raison majeure de ce qu’il faut bien appeler désormais une « inversion de confort », et qu’on observe par ailleurs de tout temps chez certaines jeunes filles, qui par peur de l’autre – mais aussi par la grâce d’une très adolescente défiance envers tout ce qui est étranger – entretiennent avec leurs meilleurs amies des rapports à peine saphiques, une complicité tout juste sexualisée qu’on voudrait nous faire passer aujourd’hui pour du lesbianisme. Ce qui n’était autrefois qu’un prodrome à la « vraie relation », c’est-à-dire à la relation avec l’Autre, avec l’autre sexe, avec autrui, est devenu aujourd’hui la norme, et c’est précisément cette « homosexualité de confort » qu’il nous faut combattre sans vergogne. [...]

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