On leur prédit un succès sans précédent avec ce film, et pour cause, c’est probablement leur meilleur. Leur plus personnel aussi : en racontant leur jeunesse banlieusarde dans les années 80, tout en évoquant ouvertement leur judéité, Olivier Nakache et Gilles Toledano touchent ce qui fait le fondement de leur cinéma : une fibre populaire, voire universelle, mais qui n’oublie jamais d’évoquer son propre médium. Juste une Illusion, comme le rappelle son titre, est d’abord un film sur le cinéma, sur la façon dont la mise en scène permet au final d’organiser ses souvenirs et de hiérarchiser ses émotions. On pense presque – sans vouloir leur lancer trop de lauriers – à The Fabelmans de Steven Spielberg, qui n’est pas tant un film autobiographique qu’un film sur l’impossibilité à faire un film autobiographique. C’est précisément cette impossibilité qui est au centre de Juste une Illusion. […]
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