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La classe armoricaine : être doublement invisible

L’air du temps décolonial nous amène un nouveau vent mauvais : l’invisibilisation croissante de la classe laborieuse blanche dans les médias et, plus largement, dans « l’espace communicant ». À quand une discrimination positive pour les autochtones ?

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© Romée de Saint-Céran pour L'Incorrect

Tout d’abord, les ploucs ne sont jamais admis sur les plateaux télé. Voir un plaquiste de Castelnaudary lors d’un « talk » (un débat entre « sachants ») autre qu’avec un Gilet Jaune sur le dos, c’est impossible. Un syndicaliste éventuellement ! Qui se sait regardé par le courant « anarcho syndical pour la gauche autogestionnaire » de sa centrale. D’où un discours à la Leonid Brejnev qui ne reflète en rien les lignes de stress parcourant la classe laborieuse autochtone aujourd’hui.

Plouc de service

L’employé au rayon produits frais de Super U ou la coiffeuse n’apparaissent donc jamais dans le débat. Ou alors pour servir de beauf de service ou de « témoin-des-violences-de-manifestations ». Toujours larmoyant, toujours dix secondes de micro. Jamais sur un plateau télé pour exprimer son point de vue. Sa vision du monde. Ce sont d’autres, des « grands témoins », des « consultants » ou des « communicants » qui vont discuter du fond du problème. Entre gens sérieux. Et ces connards n’ont absolument pas la même vie, le même salaire, les mêmes crédits, et la même Dacia Diesel achetée sur le Bon Coin que nous. [...]

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