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« La Patagonia » : sous le niveau de la mer

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Publié le

5 février 2025

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« Empruntant clairement au Below Sea level de Gianfranco Rosi, ce remake queer niaiseux de La Strada est tellement effarant qu’on se demande encore si on ne l’a pas rêvé. » Notre critique du film « La Patagonia » de Simone Bozzelli.
© La Patagonia

Un jeune homme inadapté et orphelin suit un magicien itinérant avec le même regard pervers que Malcolm McDowell dans Orange mécanique jusqu’à un camp zadiste à free party. Là, il adopte une souris, garde un bébé et prépare la tambouille qu’il s’évertue à cramer. Son mentor lui fait miroiter un voyage à Ushuaïa (d’où le titre du film de Simone Bozzelli, La Patagonia). En guise d’éducation sexuelle, le simili Rain man se fait percer le téton, pisser dessus et branler (dans cet ordre).

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Il part chez la voyagiste de ce bled des Abruzzes pour négocier deux tickets pour le Chili, mais avec 40 euros, il doit renoncer (la scène dure dix minutes). Rien ne va plus et lors d’une dispute, le magicien fout le feu à leur van. Ils se battent un peu avant de se prendre dans les bras sur fond de ruine fumante du combi Volkswagen. Empruntant clairement au Below Sea level de Gianfranco Rosi, ce remake queer niaiseux de La Strada est tellement effarant qu’on se demande encore si on ne l’a pas rêvé.


LA PATAGONIA (1 h 51), de Simone Bozzelli, avec Andrea Fuorto, Augusto Mario Russi, Elettra Dallimore Mallaby, en salles les 5 février.

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