Skip to content

« Better Man » : ignoble et pubard

Par

Publié le

4 février 2025

Partage

« Better Man n’est autrement qu’une version du Vilain Petit Canard d’Andersen modernisée dans le style hystéro-pubard du Loup de Wall Street. » Notre critique du film « Better Man » de Michael Gracey.
© Better Man

On discerne une seule idée, liminaire, dans l’ignoble biopic de Michael Gracey sur Robbie Williams : le faire jouer par un chimpanzé numérique. Better Man n’est autrement qu’une version du Vilain Petit Canard d’Andersen modernisée dans le style hystéro-pubard du Loup de Wall Street, en encore moins bressonnien si c’est possible. En fait de cygne, le gavroche dickensien, quitté par son pôpa puis sa mamie morte d’Alzheimer, devient un blaireau multivendeur, drogué et queutard (le film ne s’aventure guère sur ce terrain, au moins apprend-on qu’il s’est tapé toutes les Spice Girls sauf une).

Lire aussi : Un parfait inconnu : Dylan pour débutants

Avec une laideur frénétique, le réalisateur accumule les scènes fantasmatiques à effets, accident de voiture, combats à La Planète des singes et citation risible de 2001. Le volume sonore est augmenté à chaque numéro musical, histoire que le spectateur sorte sourd ou débile de la salle. « Allez-vous faire foutre ! » nous lance Williams, à la toute fin. Pas besoin, le film remplit parfaitement cet office.


BETTER MAN (2 h 16), de Michael Gracey, avec Robbie Williams, Jonno David, Steve Pemberton, En salles le 22 janvier.

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest