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La révolution du no sex : malthus über alles

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26 septembre 2023

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« Bref, cet essai a au moins le mérite de nous prouver, si besoin était, l’énorme supercherie malthusianiste qui est au cœur de ces « fiertés » auto-revendiquées.» À fuir.
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Vous qui n’êtes pas forcément familier avec le panthéon LGBTQ+, sachez que les asexuels y ont leur place et que leur couleur est le violet. Asexuels, asexués, ou « ace » lorsque vous êtes des intimes. En gros, des personnes qui ne ressentent aucun désir sexuel. Attention: ce n’est évidemment ni un handicap, ni une pathologie. Ce serait même d’après Wikipédia une « orientation sexuelle ». On n’y comprend déjà plus rien. Heureusement, la sexologue Magali Crozet-Calisto est là pour nous éclairer… ou pas. Et d’emblée, elle s’embrouille dans le délire terminologique propre aux mouvements LGBT.

À l’instar des autres sexualités de niche qui sont mises en avant par le drapeau arc-en-ciel, les asexuels se divisent déjà en sous-groupes: les romantiques, ceux qui ressentent tout de même un désir platonique pour l’autre, et les aromantiques qui ne ressentent strictement rien pour autrui.

Ce serait même d’après Wikipédia une « orientation sexuelle ».

Il y a aussi ceux qui se masturbent et ceux qui ne se masturbent pas. Il y a ceux qui se sentent plutôt gay ou plutôt hétéro. Tout cela est vraiment passionnant. Si l’auteur aborde vaguement cette véritable « récession sexuelle » qui saborde les bases de nos civilisations, elle évite soigneusement de dire que si ces pathologies se développent, c’est avant tout parce qu’elles deviennent de véritables phénomènes de mode auxquels les jeunes s’identifient par défaut. Ainsi, Crozet-Calisto passe trop rapidement sur les causes profondes (déréalisation du corps, omniprésence de la pornographie, surstimulation, refus de l’altérité et recherche d’un entre-soi dépassionné, etc.) pour s’engager sur la voie d’une célébration forcée : les asexués représenteraient une véritable révolution, les « troubadours du XXIe siècle » (sic) parce qu’éloignés des contingences organiques, ils se tournent davantage vers l’amour spirituel et les choses de l’esprit. Et de conclure que le « no sex » représente un « second souffle dans un monde qui s’essouffle ».

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Rappelons tout de même à madame Crozet-Calisto que c’est plutôt en l’absence de générations futures que le monde risque bel et bien de s’essoufler, et qu’amour physique et amour spirituel n’ont jamais été incompatibles: allier les deux, au contraire, c’est peut-être ça la vraie force de l’espèce humaine. Bref, cet essai a au moins le mérite de nous prouver, si besoin était, l’énorme supercherie malthusianiste qui est au cœur de ces « fiertés » auto-revendiquées.


LA RÉVOLUTION DU NO SEX, MAGALI CROZET-CALISTO, Éd. de l’Observatoire, 144 p., 14 €

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