Skip to content

La viande pour les nulles

Par

Publié le

2 septembre 2025

Partage

« Elle nous rassure : les patrons de la Silicon Valley sont tous végétariens et défenseurs de la cause animale. La technocratie a encore de beaux jours devant elle… » À fuir.
© Capture d'écran Youtube

Les gauchistes sont formidables. Lorsqu’ils se sentent menacés, ils pleurnichent et crient à l’essentialisation. Ce sont pourtant les premiers à se vautrer dedans lorsqu’il s’agit de défendre leurs intérêts. Dernier exemple en date, ce brûlot commis par une « autrice genevoise » dont le but consiste à nous faire croire que le sexisme et le « carnisme » sont défendus par les mêmes personnes : ces hommes infâmes qui vous expliquent que rien ne vaut un bon steak seraient les mêmes qui abusent des femmes. C’est scientifiquement prouvé, puisqu’on vous le dit. De là à nous expliquer que les « viandards » sont de gros cons prolétaires, il n’y a qu’un pas que Castillo franchit allègrement – tutoyant au passage le mépris de classe le plus forcené, mais passons… Elle nous rassure : les patrons de la Silicon Valley sont tous végétariens et défenseurs de la cause animale. La technocratie a encore de beaux jours devant elle… Si la consommation de viande à outrance est en effet à interroger, puisque le fait d’en consommer à chaque repas est bel et bien une invention capitaliste récente, notre « penseuse » helvète préfère taper sur les mêmes cibles que toutes ses consœurs néo-fems : à savoir les hommes, de Platon (!) à Frédéric Beigbeder, qui passeraient leur vie à traiter les femmes comme des objets de consommation.

Lire aussi : Le meilleur et le pire des essais de juin

Pas d’argumentaire, si ce n’est quelques exemples tirés de la culture populaire et un faisceau de citations qui empruntent à Ovidie et à Florence Foresti. La « cause animale », au final, est la grande absente de cette petite chose insignifiante, compilée à partir de pages Wikipédia et d’un amer digest de faits divers. Ne parlons même pas de la cause des femmes, ici réduites à leur identité victimaire. C’est tout le problème de l’intersectionnalité, cette non-pensée qui à force de tout mettre sur un même plan, oblitère la valeur ontologique de chaque être. On espère que dans dix ans, tous ces petits fascicules fascisants ne seront plus qu’un mauvais rêve.

TU SERAS CARNIVORE, MON FILS, AMANDA CASTILLO, Textuel, 159 p., 17,90 €

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest