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La vie de chacun compte

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© DR

Le concept de dignité humaine n’a pu éclore que parce que le christianisme a développé la notion de personne. Si la dignité de la personne humaine est aujourd’hui le premier principe défendu par nos démocraties, elle l’est en vertu des enseignements d’un homme qui a vécu il y a 2000 ans et qui fut pour son temps un véritable révolutionnaire.

 

 

À sa suite les premiers chrétiens ont prôné la valeur et l’égalité absolue de toute vie humaine à une époque où cela était impensable : « Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus ni homme ni femme, car vous tous, vous êtes un en Jésus-Christ » Galates 3, 28. Il est important de rappeler cet héritage.

 

En tant que Pasteur et consultant en prévention urbaine, la Bible est mon principal guide professionnel car elle contient le plus fort des enseignements sur la vie : chaque être humain est fait à l’image de Dieu et à une valeur intrinsèque qui doit être sauvegardée et chérie. 

 

Après avoir regardé la vidéo effroyable montrant la mort de George Floyd, je suis resté comme hébété. J’ai ressenti personnellement la souffrance, l’étouffement, l’humiliation de George Floyd.

Être victime de discrimination peut vous imprimer un logiciel de violence dont il n’est pas aisé de se départir.

J’ai vécu sa mort par transfert, cela aurait pu être moi, mon fils, mon frère… compte tenu de mes origines et de mon histoire. Être victime de discrimination peut vous imprimer un logiciel de violence dont il n’est pas aisé de se départir. Le traumatisme est bien là. Il ne guérit jamais tout à fait. Et à la faveur des évènements, d’un retour sur le passé, d’une réflexion sur l’Histoire, il ressurgit.

 

Il faut alors faire appel à ce qu’il y a de meilleur en soi pour ne pas sombrer dans un désir de vengeance primaire, une pensée racialiste et sommaire. Il en va de même à l’échelle de la France. Dans le contexte actuel d’appauvrissement de la pensée, d’inculture et d’idéologies, il faut rétablir et rappeler le socle éducatif et culturel qui fonde notre nation. Réaffirmer les valeurs fondamentales et les principes qui constituent notre histoire et notre civilisation. Nous souffrons d’une ignorance crasse, pourvoyeuse d’a priori, de récupération idéologique sous couvert d’une bien-pensance manipulatrice.

 

Adama Traoré est mort après une interpellation. Et l’émotion se conçoit bien. Le 3 janvier 2020, Cédric Chouviat est aussi mort après une interpellation. De même que Philippe Ferrières le 23 mai dernier. Ils étaient blancs. Ont-ils été victimes de racisme ? Doit-on-définir, dans les équipes de ces interventions malheureuses l’origine communautaire de chaque policier ? Doit-on rentrer dans ces considérations ? Est-on sérieux ? La police est une institution républicaine qui ne regarde pas l’origine ethnique des français qu’elle recrute et c’est heureux !

 

Alors pourquoi leur mort ne suscite-t-elle pas la même mobilisation ? Parce qu’elles ne sont pas instrumentalisées.

 

Lire aussi : Ils étaient douze sur un toit

 

Comment les médias et certains politiques osent-ils entrer dans le jeu dangereux d’une poignée de personnes qui, pour la plupart, sont mus par l’émotion, tandis qu’une minorité profitent de leur naïveté, pour ne pas dire de leur bêtise, à des fins politiques. Les conséquences en seront dramatiques. Le risque est celui d’une guerre civile.

 

Résistons à cette manipulation mondiale visant à faire progresser un totalitarisme nihiliste d’extrême gauche. Fléchir le genou et dire «black lives matter», même si cela part d’une bonne intention, c’est se soumettre à une idéologie dont le socle est la division communautaire avec laquelle l’histoire de la France n’a rien à voir. Alors combattons cette police de la pensée.

Fléchir le genou et dire «black lives matter», même si cela part d’une bonne intention, c’est se soumettre à une idéologie dont le socle est la division communautaire avec laquelle l’histoire de la France n’a rien à voir.

Travaillons plutôt au redressement économique du pays dont la pandémie à révélé suffisamment de faiblesses et d’incuries. Après une crise, le chaos menace toujours. Il en va de la responsabilité de chacun. Et surtout de notre liberté de pensée et de conscience“

 

Saïd Ougibou

 

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