« On pensait qu’il était inattaquable. Sanctuarisé. Et pourtant. Au XXIe siècle, presque quarante ans après la loi Veil, le droit à l’avortement fait encore descendre dans la rue des milliers de femmes et d’hommes, comme ce 1er février ». La plume de la journaliste Catherine Robin sévissant dans Elle est inquiète, angoissée même. Les pro-vie français sont dans la rue et manifestent leur opposition à l’avortement. Une foule qui, à la lire, menacerait les fondements de la loi Veil. Alors l’avortement, un droit menacé ? On serait tenté de le croire, tant l’alarmisme est systématique dès qu’il en est question. Meutes de chiennes de garde, plannings familiaux, politiques, journalistes, philosophes et intellectuels saisissent la moindre occasion de sortir de ce chenil géant qu’est le lobby pro-avortement pour aboyer de concert.
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Cette année encore, l’Assemblée Nationale s’est saisie du sujet en repoussant le délai légal d’avortement de douze à quatorze semaines. En sus, la clause de conscience dont jouissent les médecins peu enclins à donner la mort pour soulager une vie est destinée à être abrogée. « C’est un progrès », affirment-ils, « un droit fondamental » qu’il faut chaque jour un peu plus renforcer, même en temps de crise, même si la France est sous cloche. Le scénario est écrit et tous sont priés de s’y tenir. Peu importe l’omerta sur les traumatismes que laisse une telle opération, peu importe que 92 % des Français considèrent que l’avortement laisse des séquelles psychologiques, peu importe qu’à quatorze semaines, la calcification ait commencé et qu’il faille fracasser le crâne du foetus avant de l’éjecter. L’IVG, on n’y touche pas. À tel point que certains utilisent même salement l’argument pour flinguer leur adversaire. [...]
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