Le féminisme dernière génération s’est depuis quelques années engouffré dans les films d’horreur en pointant l’élément perturbateur dès le titre : Invisible man, Men… Les Maudites, premier long de Pedro Martin-Calero, décale l’objectif sur les victimes, une triade de femmes sur plusieurs générations et pays, menacées par une présence qui n’est visible qu’au sein des écrans. Cette belle idée accouche d’une première demi-heure marquante avec notamment un meurtre sur Zoom, à la fois en direct et hors-champ, de grande classe.
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Hélas, plus l’intrigue se déplie, plus elle s’alourdit avec l’inconvénient majeur d’une actrice française mal dirigée à qui le réalisateur donne une scène capitale dans la langue de Molière mais qui semble pourtant traduite du peul ou de l’islandais. Une fois qu’on a compris que le Démon est surpuissant – Nosferatu avec une meilleure dentition – et que les filles n’ont que la sororité pour espérer survivre, on se languit de la convention obsèques qu’elles devraient rapidement souscrire.
LES MAUDITES (1 h 47), de Pedro Martin-Calero, avec Ester Expósito, Mathilde Ollivier, Malena Villa, en salles le 21 mai.





