Skip to content

L’État au secours d’Air France

Sévèrement mis à mal par la crise sanitaire, le fleuron national Air France va pouvoir compter sur le soutien de l’État, qui a annoncé un plan d'aide de 4 milliards d'euros. Loin d'être anecdotique, ce soutien annonce un véritable changement d'époque, et le retour d'un État stratège dans le secteur économique, après un demi-siècle de désengagement.

Partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
© DR

Ce mardi 6 avril, la Commission européenne a validé un plan d’aide de l’État en direction d’Air France à hauteur de 4 milliards d’euros. Recapitaliser la compagnie aérienne française était un impératif, tant la crise sanitaire l’a mise à l’arrêt – au premier trimestre 2021, elle a annoncé une nouvelle perte d’exploitation de 1,3 milliards d’euros. L’opération est simple : il s’agit d’améliorer le ratio dettes sur fonds propres, pour que l’entreprise soit en situation économique stable et puisse se refinancer sur les marchés au moment de la reprise. La France avait aidé l’entreprise à hauteur de 7 milliards lors de la première vague, via un prêt garanti par l’État de 4 milliards, et un prêt direct d’État de 3 milliards d’euros. Dans le plan d’aide annoncé, ce prêt de 3 milliards sera transformé « en participation de l’État, en fonds propres de l’État dans l’entreprise », a annoncé le ministre de l’Économie Bruno Le Maire sur France Inter. Par ailleurs, un milliard sera apporté en fonds propre. KLM, le partenaire hollandais du fleuron français, ne touchera pas d’aide.

Lire aussi : Désindustrialisation : une passion française

Cette aide annonce une recomposition du rapport de force actionnarial au sein d’Air France-KLM. La France redeviendrait un actionnaire principal très fort, à hauteur de 29,9 % du capital – sous la barre des 30% qui nécessiterait de lancer une OPA – contre un peu plus de 14% à l’heure actuelle. Il semblerait que les Pays-Bas, qui possèdent 14% du groupe depuis une montée en capital surprise et unilatérale en février 2019, aient décidé de ne pas suivre les Français dans la voie du financement direct, tout comme Delta Airlines (8,8%). China Eastern (8,8%) devrait participer à l’opération dans de faibles proportions. Si l’État a été autorisé à recapitaliser l’entreprise, il a dû le faire au prix d’importantes contreparties. Ainsi, l’entreprise a été contrainte de céder 18 créneaux de vols à d’autres compagnies aériennes aux aéroports à Orly et à Roissy. Le Maire s’est cependant félicité que ces créneaux ne soient pas accordés à des compagnies low-cost. La Commission a par ailleurs imposé des engagements environnementaux : Air France va devoir écarter ses A380 et A340.

Ce mardi 6 avril, la Commission européenne a validé un plan d’aide de l’État en direction d’Air France à hauteur de 4 milliards d’euros. Recapitaliser la compagnie aérienne française était un impératif, tant la crise sanitaire l’a mise à l’arrêt – au premier trimestre 2021, elle a annoncé une nouvelle perte d’exploitation de 1,3 milliards d’euros. L’opération est simple : il s’agit d’améliorer le ratio dettes sur fonds propres, pour que l’entreprise soit en situation économique stable et puisse se refinancer sur les marchés au moment de la reprise. La France avait aidé l’entreprise à hauteur de 7 milliards lors de la première vague, via un prêt garanti par l’État de 4 milliards, et un prêt direct d’État de 3 milliards d’euros. Dans le plan d’aide annoncé, ce prêt de 3 milliards sera transformé « en participation de l’État, en fonds propres de l’État dans l’entreprise », a annoncé le ministre de l’Économie Bruno Le Maire sur France Inter. Par ailleurs, un milliard sera apporté en fonds propre. KLM, le partenaire hollandais du fleuron français, ne touchera pas d’aide.

Lire aussi : Désindustrialisation : une passion française

Cette aide annonce une recomposition du rapport de force actionnarial au sein d’Air France-KLM. La France redeviendrait un actionnaire principal très fort, à hauteur de 29,9 % du capital – sous la barre des 30% qui nécessiterait de lancer une OPA – contre un peu plus de 14% à l’heure actuelle. Il semblerait que les Pays-Bas, qui possèdent 14% du groupe depuis une montée en capital surprise et unilatérale en février 2019, aient décidé de ne pas suivre les Français dans la voie du financement direct, tout comme Delta Airlines (8,8%). China Eastern (8,8%) devrait participer à l’opération dans de faibles proportions. Si l’État a été autorisé à recapitaliser l’entreprise, il a dû le faire au prix d’importantes contreparties. Ainsi, l’entreprise a été contrainte de céder 18 créneaux de vols à d’autres compagnies aériennes aux aéroports à Orly et à Roissy. Le Maire s’est cependant félicité que ces créneaux ne soient pas accordés à des compagnies low-cost. La Commission a par ailleurs imposé des engagements environnementaux : Air France va devoir écarter ses A380 et A340. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
En Kiosque
Rejoignez-nous

Newsletter

Pin It on Pinterest