À la suite de L’Amour (patap)ouf, Leurs Enfants après eux remet le couvert avec une romance adolescente repulpée en saga sur fond d’années 90. Si l’adaptation du prix Goncourt de Nicolas Mathieu paraît aussi longue, pompeuse et hors-sol, c’est que l’argument naturaliste est soumis à un traitement grandiloquent. La recherche du mythe hollywoodien (À l’Est d’Eden) débouche hélas sur sa version française, du lourdingue à la louche.
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La rivalité de deux fils d’ouvriers, l’un de souche, l’autre immigré, est prise trop au sérieux par Ludovic et Zoran Boukherma qui n’ont pas les moyens de leurs ambitions. Le développement de l’intrigue bute sur de multiples écueils, comme des dialogues vulgaires truffés d’erreurs (qui dit « bipolaire » en 1985 ?). Le pauvre Paul Kircher est aussi charismatique que Dingo et l’étalonnage hideux fait ressembler le poivrot terminal joué par Gilles Lellouche au Pingouin de Batman : le défi. Voilà, selon l’immortelle formule de Pialat : « un film que c’est pas la peine. »
LEURS ENFANTS APRÈS EUX (2 h 16), de Ludovic et Zoran Boukherma, avec Paul Kircher, Ludivine Sagnier, Gilles Lellouche, en salles le 4 décembre.





