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Enquête – France, Rainbow Mécanique

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Publié le

9 mars 2020

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« La démocratie n’est pas la loi de la majorité mais la protection de la minorité ». Albert Camus maîtrise bien l’art du double-sens. Si la démocratie garantit le respect des minorités, elle risque aussi de les mettre au-dessus de la loi et cela, certains militants LGBT l’ont bien compris.

 

Incivilités, insultes, dégradations, violences. La liste s’allonge à l’encontre de la communauté multicolore. Loin des valeurs de tolérance et « d’inclusivité » qu’ils prétendent porter, les activistes LGBT ont récemment fait parler d’eux dans l’actualité. Le tout drapé d’un complice et compréhensif silence de la part de nos confrères.

 

Alliance Vita à Rennes

 

« Il y a une véritable lâcheté des pouvoirs publics qui ne prennent pas la défense de ceux qui se mobilisent pacifiquement. Ils cèdent face à la violence de quelques-uns » nous affirme Tugdual Derville pendant la mobilisation du collectif Marchons Enfants en janvier dernier. En cause l’attaque armée d’une réunion de l’association Alliance Vita à Rennes. Le 13 janvier dernier, la première soirée d’un cycle de conférences organisées par l’association a été annulée par la venue d’une centaine de personnes encagoulées et vitupérantes. Distribuant coups et jets de lacrymos, les militants se sont emparés des documents et des tracts et les ont détruits. Une violence qui n’a évidemment suscité aucune condamnation mais a été revendiquée par l’association locale « NousToutes. org » et par l’association « Strollad LGBTI dispac’hel breton ».

 

Lire aussi : Dossier LGBT : Twitter ou la meute des licornes

 

L’Aqueerium de Caen : bouillon d’inculture violente

 

Le 6 octobre 2019, un car transportant des pèlerins de retour de Lourdes a été attaqué par des militants «vociférant des insultes », en guise d’explication (d’excuse ?), ils auraient été confondus avec des militants de la Manif pour tous. En première ligne, la militante Bérengère Tessé co-présidente de l’association Aqueerium. Si l’association dément toute participation officielle, la présence de la coprésidente qui aurait participé à titre privé a de quoi interpeller. Trois mois plus tard, c’est un autre car de pèlerins se rendant au sanctuaire marial de Pontmain avec leur évêque qui a été attaqué au paintball par ces mêmes militants. Composé principalement de familles avec enfants et de retraités, le petit groupe a été attaqué au paintball et copieusement insulté. Le tout évidemment devant les enfants. Une famille a porté plainte pour « violences visant des mineurs de 15 ans ». Encore une fois, la confusion avec un car de la Manif pour tous a été avancée comme blanc-seing. Si l’Aqueerium peut paraître anecdotique il n’en est rien. L’association dispose d’un bar et d’un local partagé avec le centre LGBTQI de la ville. Une association qui semble donc prospérer malgré une activité peu probante hormis des ateliers en non-mixité et des soirées non mixtes (ou en mixité choisie comme « iels » disent).

« Il ne se passait pas une journée sans que je ne reçoive des menaces de mort : “On va te cramer, sale traître” et j’en passe. À tel point que j’avais fait l’objet d’une procédure de protection ».

Freaks Show

 

« Médecin installé dans le cinquième arrondissement de Lyon, j’ai été victime dans la nuit du dimanche 9 juin au lundi 10 juin d’insultes et de dégradations importantes à mon cabinet médical ». C’est par ces mots lapidaires que le Docteur Nogier raconte ce qui lui est arrivé le 9 juin 2019. Le Docteur Nogier avait lancé le manifeste des médecins contre la PMA qui avait recueilli un peu plus de 2000 signatures. Placardé devant la façade de son cabinet recouvert de graffitis et d’insultes, un manifeste déclarant notamment « Nous ne pouvons accepter que nos choix soient remis en cause surtout par des cis hétéros blancs et bourgeois ». Entendez par cis l’abréviation de cisgenre, un terme LGBT désignant les personnes dont l’identité de genre est en adéquation avec ses attributs sexuels. On entendrait par là une personne saine d’esprit. Derrière cette action un mystérieux collectif F.R.E.A.Q.S (« Front révolutionnaire des énergumènes autonomes queer souterrain•nes ») dont ce fut la première et dernière action, en clair des membres de la communauté arc-en-ciel. Insultes et intimidations, c’est aussi ce qu’a vécu Jean-Pier Delaume-Myard ; ce porte-parole de la Manif pour tous a eu le malheur de s’opposer au projet de loi Taubira en étant lui-même homosexuel. « Il ne se passait pas une journée sans que je ne reçoive des menaces de mort : “On va te cramer, sale traître” et j’en passe. À tel point que j’avais fait l’objet d’une procédure de protection notamment pendant la manif du 26 mai » affirme le militant anti mariage gay. Son crime au vu de la communauté serait de penser autrement que sous le prisme de son orientation sexuelle. Inacceptable pour les militants gays. Une réaction qui lui vaut cette réflexion de bon sens : « Ceux qui pensent que notre sexualité doit orienter notre pensée sont clairement les véritables homophobes ».

C’est pratique la dictature blanche hétéro cisgenre islamophobe et catholique, ça assure la sécurité des uns et des autres, ça protège les uns contre les autres et ça sert de punching-ball aux uns et aux autres.

La liste est longue, elle frappe par sa violence mais surtout par l’impunité totale dont jouissent leurs auteurs. Au fond, la lutte contre l’homophobie a ceci de commun avec celle contre l’islamophobie qu’elle donne à ses combattants une sorte de totem d’immunité. Une intersectionnalité des luttes possible uniquement en Occident. C’est pratique la dictature blanche hétéro cisgenre islamophobe et catholique, ça assure la sécurité des uns et des autres, ça protège les uns contre les autres et ça sert de punching-ball aux uns et aux autres.

 

 

Marc Defay

 

 

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