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Luc Lahalle : « L’UNEF introduit dans nos facultés les thèses indigénistes »

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Publié le

13 mai 2019

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Étudiant en master d’histoire médiévale à la Sorbonne, Luc Lahalle est féru de stratégie de défense des villes et villages durant la guerre de Cent ans. C’est donc d’attaques et de contre-attaques que nous avons parlé : depuis peu, Luc Lahalle préside le syndicat La Cocarde étudiante. Avec ses militants, il a lancé une pétition demandant la dissolution de l’UNEF.

 

L’UNEF est née en 1907, c’est une institution : pourquoi demander sa dissolution ?

 

Après divers tweets de haine raciale à l’encontre des Français blancs, après qu’un responsable de l’UNEF a dégradé un drapeau français durant une cérémonie officielle (le 15 mars dernier, à l’occasion d’une cérémonie patriotique, un élu UNEF de la faculté d’Amiens a délibérément piétiné un drapeau français, en précisant: « Regarde ce que j’en fais des couleurs, moi », N.D.L.R.), à la Cocarde, nous aurions souhaité que l’UNEF sanctionne les individus concernés, qui sont membres de son bureau national. Rien n’a été fait. Nous ne supportons plus que ce syndicat introduise dans nos facultés des thèses indigénistes de haine de l’Occident. Voilà pourquoi, nous demandons la dissolution de l’UNEF.

 

Lire aussi : L’éditorial de Jacques de Guillebon : Guerre civile mondiale

 

Vous croyez vraiment à cette dissolution ?

Avec réalisme, nous réclamons une sanction pour ces responsables syndicaux, mais aussi le gel des subventions publiques qui font vivre ce syndicat. Il est impensable qu’un mouvement qui prône la haine de la nation vive avec l’argent de celle-ci. C’est pour cela que nous avons lancé une pétition en ligne et réalisé une action devant le ministère de l’Enseignement supérieur afin d’alerter le ministre Frédérique Vidal. La pétition et l’action ont eu un certain écho, preuve que nombreux sont les étudiants qui sont excédés par les agissements de l’UNEF.

 

Il y a quelques années l’UNEF était laïque et républicaine. Est-elle aujourd’hui contaminée par la vague indigéniste ?

 

Je ne sais pas si chaque section de l’UNEF est indigéniste. Mais je suis sûr que la direction nationale est favorable à ces thèses. D’ailleurs, on peut constater que les responsables mis en cause dans ces affaires viennent des quatre coins de la France : de Paris, de Rennes, d’Amiens, de Bordeaux ou de Limoges. L’indigénisme touche de plus en plus les syndicats et le monde étudiant gauchiste et comme l’UNEF est en perte de vitesse, elle pense qu’en adoptant de telles positions, en abandonnant la laïcité, considérée comme un principe trop blanc, trop oppressif, elle séduira un nouveau public.

 

https://twitter.com/luc_lhl/status/1089214261140865024

 

Dans les facs, comment cela se traduit-il ?

 

Le pire exemple, c’est l’annulation de la pièce d’Eschyle en Sorbonne. Il y a quelques semaines l’UNEF a décidé de mener une guerre contre la culture aux côtés de la Ligue de Défense des Noirs Africains, un groupuscule suprématiste noir. Au motif que les acteurs, des Blancs jouant les Égyptiens, portaient des masques noirs, les militants de l’UNEF ont accusé la pièce, le metteur en scène et la Sorbonne de réaliser des « blackfaces ». La Sorbonne qui cherche à se montrer toujours plus comme une faculté progressiste, et le metteur en scène qui présentait les Égyptiens en noirs justement dans une démarche « antiraciste », ont été les premiers surpris d’être accusé de racisme… Désormais, la femme ou l’homme blanc antiracistes vont être éternellement suspectés de racisme, d’être des « antiracistes paternalistes », donc des racistes. À force d’aller toujours plus loin dans l’antiracisme, la bête finit par manger ses enfants…

 

Aujourd’hui, où en est l’UNEF dans les facs ?

 

La présence de l’UNEF sur le terrain est très hétérogène. En général, on voit apparaitre les militants de l’UNEF pour les élections puis ils disparaissent. Habituellement, ils visent les élections qui offrent des rémunérations, CROUS et CNESER, c’est grâce cet argent que vit ce syndicat. Dans certaines universités, il y a encore de véritables sections de l’UNEF, comme à Paris I Panthéon-Sorbonne, mais depuis que les scandales sexuels ont été rendus publics, depuis que l’UNEF s’est éloignée du PS, le syndicat peine à recruter. Résultat, il s’appuie principalement sur sa notoriété passée. Mais pour beaucoup d’étudiants, qui se sentent de gauche et s’intéressent très peu à la politique, l’UNEF reste leur syndicat, par réflexe.

 

Lire aussi : Entretien : Thierry Mariani : « La question clef en Europe, c’est la question de l’identité »

 

Et où en est la Cocarde ?

La Cocarde est un jeune syndicat de droite, qui existe depuis quatre ans. Nous sommes implantés massivement en région parisienne, à Amiens, à Rouen et à Bordeaux. Mais nous avons plein d’autres projets d’implantation partout en France. Dans les universités, nous combattons la gauche, politiquement, culturellement et idéologiquement. Nous avons vocation à réunir des étudiants de droite de toutes les tendances.

 

À droite, dans les facs, il y a déjà l’UNI. Qu’apportez-vous de plus ?

 

L’UNI, c’est un peu le pendant à droite de l’UNEF. On les voit sortir de leur hibernation à chaque élection. Comme l’UNEF, l’UNI ne vit que de subventions publiques et de l’argent qu’un certain parti leur accorde. C’est d’ailleurs ce dernier point qui nous différencie d’eux. Nous sommes un syndicat non-partisan de droite. C’est pourquoi nous avons parmi nos militants des militants de DLF, des Républicains, du PCD et du RN et beaucoup de non-encartés dans un parti politique. Nous tendons la main à toutes les composantes de la droite parce que nous sommes persuadés que la victoire de la droite ne se fera que par des alliances.

 

 

Ce qui nous rassemble est la volonté de défendre une France souveraine, de protéger sa culture et ses frontières. En plus de cela, nous voulons être une véritable école de formation politique, culturelle et intellectuelle pour nos militants: nous organisons un cycle mensuel de conférence, des cours de rédactions d’articles de presse, de communiqués… Dernièrement, nous avons aussi lancé un cercle de lecture. Nous mettons la camaraderie au cœur de notre militantisme en organisant des séances de sport hebdomadaires ou des sorties culturelles. Nous travaillons également à monter un club d’œnologie pour nos militants. Voilà donc notre différence avec l’UNI: nous ne cherchons pas uniquement à obtenir des élus. Nous sommes un mouvement de jeunesse au carrefour entre syndicat étudiant, BDE et école de formation.

 

Avez-vous des victoires à votre actif ?

 

Oui, cette année, sans les moyens de l’UNI, nous avons réussi à être devant eux à plusieurs élections. Nous avons même eu des élus à « Tolbiac-la rouge »! Y faire campagne n’a absolument pas été une promenade de santé, mais l’effort a payé. C’est dans cette même faculté que l’an dernier, plusieurs de nos militants avaient été tabassés dans les AG – ces assemblées générales qui sont des démocraties soviétiques où seuls les militants d’extrême gauche ont le droit de prendre la parole.

 

Lire aussi : Gilles-William Goldnadel : hystérie des foules médiatiques

 

Nous avons également mené une campagne à succès contre la venue de Marwan Muhammad du CCIF à la Sorbonne et réussi à empêcher la tenue de l’évènement. Nous avons également permis l’an dernier de mettre en lumière la situation de l’université de Saint Denis, occupée par des migrants, en envoyant deux étudiants avec une caméra cachée. Ce sont ces petites victoires qui font que chaque année, de plus en plus d’étudiants se tournent vers nous. La contrepartie, c’est que nous sommes de plus en plus détestés par l’extrême gauche universitaire, mais cela a plutôt tendance à nous mettre du baume au cœur !

 

Propos recueillis par Blanche Sanlehenne

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